Durant les deux jours de manifestations organisés par l’opposition dans notre pays (20 et 21 septembre passé), beaucoup d’informations ont circulé, particulièrement sur la ville de Mango. Et par ces temps agités, des rumeurs et fausses informations foisonnent sentant parfois de la puanteur. Et un bon leader politique devait pouvoir esquiver ces déjections qui proviennent souvent des réseaux sociaux où tout se consomme sans modération.
Après plus de trois semaines, nous avons estimé nécessaire de revenir sur un cas de fausses informations relayées (consciemment peut-être) par Brigitte ADJAMAGBO qui, dans une conférence de presse le jeudi 21 septembre a vertement accusé les militaires togolais d’avoir incendié les maisons à Mango. Une grave accusation reprise sur la radio RFI dans plusieurs éditions de son journal. Sur BBC, la même fausse information a été reproduite avec insistance pointant du doigt l’armée togolaise dans les évènements de Mango.
Point n’est besoin de vous dire qu’il s’agit d’accusations assez graves pour passer inaperçu dans les casernes. RFI est une radio populaire chez nous et nul doute que les militaires et forces de l’ordre à Mango ont, comme tout togolais, appris la nouvelle/accusation portée à leur encontre.
Des accusations qui ont naturellement surpris nos corps habillés et qui actuellement doivent être en train de se poser des questions sur la finalité recherchée par de telles déclarations.
Qu’est-ce qui peut pousser une personne comme Brigitte ADJAMAGBO et leader d’un parti politique de surcroit, qui caresse l’espoir de diriger un jour notre pays, à porter de telles accusations ? ARMEE TOGO
Quelles sont les éléments de preuves qui attestent que les militaires ont incendié les maisons à Mango ? Dégager la voie en brûlant les troncs d’arbres utilisés en guise de barricade par les manifestants revient-il à dire que les militaires ont brûlé les maisons ?
Dame Brigitte a –t-elle conscience du climat de méfiance qu’elle instaure et creuse davantage entre les opposants et la grande muette ?
Quelle image pense-t-elle que les militaires dans les casernes auront des leaders politiques si ces derniers affirment des choses qui n’ont jamais existé ?
Quelle sera la relation entre une future Brigitte ADJAMAGBO, présidente du Togo, et l’Armée togolaise après tous ceci ? Cette question mérite d’être posée.
Imagions un peu si l’opposition parvenait à prendre le pouvoir et que c’est Brigitte qui devenait président du Togo ; en vertu des pouvoirs qui lui seront conférés, Brigitte ADJAMAGBO va-t-elle dissoudre l’armée togolaise, la pyromane ? Où bien va-t-elle la livrer à la justice pour « crime de feu » ?
Puisque avant les évènements de Mango, les mêmes leaders politiques ne se sont pas embarrassés d’accuser l’armée togolais dont certains hauts officiers d’avoir commandité l’incendie de nos marchés !
Voilà des hommes politiques appelés demain à diriger un pays, qui sur aucune base, aucune preuve, se permettent d’accuser à tord et à travers des institutions qu’ils sont sensés gérer demain s’ils arrivaient aux affaires.
Quelle imprudence !
Nous avons l’impression que la classe politique de l’opposition, faute d’avoir eu à gérer les plus hautes charges du pays, ignorent tout du fonctionnement d’un Etat.
L’armée togolaise est une institution de l’Etat togolais avec laquelle elle Brigitte ADJAMAGBO et tous ceux qui veulent un jour diriger ce pays devront travailler en cas d’alternance.
Pourquoi alors créer un climat de méfiance, d’animosité envers les corps habillés qui il faut le rappeler restent l’une des composantes du pouvoir d’Etat ?
Nos leaders politiques pensent-ils aux conséquences de leur propos sur l’avenir du pays ?
Pour ne pas faire un développement assez long de ce qui guette nos futurs leaders qui pensent comme Brigitte ADJAMAGBO, nous leur renvoyons tout simplement à un pays : l’Irak.
A la chute de Saddam Hussein sous l’effet des bombes de l’armée américaine, les nouvelles autorités de transition du pays (sous la direction de Paul BERMER) ont cru qu’en prononçant la dissolution de l’armée irakienne et en renvoyant de l’administration les hauts cadres du parti Bass, ils éliminaient toutes les traces de Saddam Hussein. Les conséquences directes de cette démarche a été l’enlisement de l’Etat irakien dans une instabilité chronique avec la naissance des mouvements terroriste dont Etat Islamique, un monstre à plusieurs têtes que le monde en tiers peine à décapiter. Plus de 15 ans après la mort de Saddam Hussein, l’Irak n’a pas encore retrouvé sa stabilité tout simplement à cause de cette erreur qui a consisté à dissoudre l’armée de Saddam Hussein.
Et c’est ce qui nous risque de nous arriver dans ce pays si à travers les propos des leaders politiques, on sent cette volonté manifeste de dissoudre l’armée une fois au pouvoir. Sinon nous ne pouvons pas comprendre les raisons qui poussent des futurs responsables à porter des accusations farfelues contre une institution comme celle de l’armée. S’il n’y a pas une intention de décapiter cette armée, une fois au pouvoir, qu’est ce qui justice chez l’opposition togolaise des charges et des signaux négatifs les corps habillés ? Une erreur grave qu’il ne faudrait en aucun cas commettre !
Un pouvoir sans force n’en est pas un ! Un dirigeant sans la force armée n’est pas un dirigeant. L’Economie, la Justice et l’armée restent pour un dirigeant des éléments incontournable pour faire de son pouvoir un vrai pouvoir.
Il faut que nos futurs dirigeants, l’opposition, sachent ce que c’est qu’un Etat.
Le Togo doit demeurer au centre de nos intérêts. Nous avons besoins aussi bien de l’armée que des politiciens pour faire tourner ce pays. Les deux se complètent pour conduire le peuple dans la paix.
Aujourd’hui la question des réformes qui ravivent les tensions ne doivent pas obturer nos cerveaux au point de tenir des propos incendiaires et dont les conséquences peuvent être fâcheuses pour tous à l’avenir.
Les togolais ont dans leur majorité exprimé leur volonté de voir les réformes aboutir. Les politiciens doivent travailler pour y arriver sans verser du sang de nos concitoyens. Il est temps que chacun fasse son introspection.

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Retour à la Constitution Intégrale de 1992, une vraie insulte à la jeunesse togolaise.
 
« Tout change,tout évolue… » Alpha Blondy – Les Imbéciles.
 
Nous sommes en 2017 et certains politicards nous demandent de revenir à une constitution établie il y a 25 ans
Plus grave ils s’opposent à tout amendement.
Comme pour nous dire qu’il faut rayer de notre histoire le temps entre 1992 et 2017.
Comme depuis 1992, si le Togo n’avait pas exister !
Retour à la Constitution de 1992
Que c’est drôle cette revendication ! Même un inculte en matière politique dira qu’entre cette date et l’époque actuelle, beaucoup de choses pour lesquelles cette loi voté ont changé.
Non à cette forme de primauté faite au conservatisme !
Nous sommes en 2017 et nous voulons une loi qui tienne compte des réalités d’aujourd’hui !
Nous voulons une loi constitutionnelle qui s’exprime clairement sur des sujets d’intérêt commun et général !
La Protection de l’Environnement, le Commerce International, le Terrorisme, l’évolution de la Technologie, l’Education, la Démographique, la Santé sont des sujets-domaine dont les aspects ne se présentent pas sous la même forme qu’en 1992.
 
« L’erreur qui a été commise à la Conférence Nationale (de 1992, ndlr) par un replâtrage de la Constitution française (de 1958, ndlr) doit être évitée et toute tentative de s’inspirer d’un exemple constitutionnel appliqué ailleurs devra être consommée avec une grande modération » Me Jean Yaovi Degli (Lire l’article
S’il vous plait, allez leur dire qu’il est temps que le Togo se redéfinisse à travers de véritables réformes à défaut d’une nouvelle Constitution.
 
Jean Pierre FABRE,
Isabelle AMEGANVI,
Tikpi ATCHADAM,
Gerry TAMA,
Yawovi AGBOYIBO,
Dodji APEVON,
Brigitte ADJAMAGBO
 
non, assez de démagogie dans votre lutte, assez d’hypocrisie, assez de fourberie.
Vous avez tous la cinquantaine !
Regardez autour de vous, les jeunes togolais ont besoin d’un avenir serein !
Revenir à la Constitution de 1992 serait un coup fatal à cette jeunesse qui rêve elle aussi de servir la Nation.
 
Marquer votre temps en leur offrant cette chance : Limitantion de mandat à tous les postes électifs ! Pourquoi pas !
 
Oui aux réformes de notre constitution qui n’est pas une oeuvre immuable !
Vous aimez citer les autres pays en exemple mais vous ignorez que leur loi ont connu des évolutions. 
Même chez les américains,  leur constitution votée en 1787 a été révisée plus d’une vingtaine de fois chaque fois pour tenir compte de nouvelles situations qui n’existaient pas en 1787.
Nos politiciens ignorent-ils cela ?
Si oui,
Allez leur dire ça !
 
Tout change et tout évolue.
 
Oui allez dire ça à ces opposants peu soucieux du sort de la jeunesse de notre pays,
allez dire ça à ces messieurs qui préfèrent l’immobilisme à l’évolution.
Aller leur dire que les togolais veulent des réformes qui tiennent compte du temps actuel,
Allez leur dire que la jeunesse togolaise veut une constitution 2.0, une constitution actualisée, une constitution mise à jour.
Allez leur dire qu’en 1992, aucun togolais n’utilisait un smartphone pour communiquer mais aujourd’hui tout les enfants en détiennent.
Allez leur dire qu’aujourd’hui à 20 ans, les enfants sont titulaires du Master qu’eux ils n’ont jamais connu.
 
Allez leur dire que tout change et que tout évolue et qu’on ne saurait demandé à la jeunesse togolaise de réculer de 25 ans.
Allez leur dire qu’en 1992, Internet n’existait pas et personne n’avait le besoin de légigérer dans ce domaine,
 
Allez leur dire que la jeunesse togolaise veut aller de l’avant, la jeunesse togolaise veut des lois qui tiennent compte de leur aspiration.
 
La jeunesse togolaise veut une limitation de mandat à tous les postes électifs pas seulement pour le Président de la République mais aussi députés, maires etc…
 
Allez leur dire qu’en 1992, le Togo comptait seulement trois millions d’habitants et qu’en 2017 ce chiffre est passé au double. Il faut tout redéfinir, il faut modifier les lois pour tenir compte de cette évolution !
 
Oui, nous sommes pour les réformes, oui nous voulons des vraies réformes qui garantissent à tout les togolais un meilleur vivre sur la terre de nos aïeux.
Allez leur dire que tout fini sur la table de négociation même la guerre !
Allez leur dire qu’il ne sert à rien de faire casser les maisons des autres citoyens, de casser leur commerce et même d’avoir des pertes en vie humaine et après revenir s’asseoir autour d’une table de négociation !
Allez leur dire que le sang a déjà assez couler et qu’il ne sert à rien de faire souffrir le peuple togolais si après il faut toujours revenir à la table de négociations.
Allez leur dire que c’est du cynisme cette pratique car ceux qui souffrent ce n’est ni leurs enfants ni leur parents !
 
Oui, les togolais, tous sans exception, veulent les réformes, des réformes qui limitent les mandats des élus.
Oui mais tous ne sont pas d’accord pour le retour intégral à la constitution de 1992.
Tout change et tout évolue.
En France, aux Usa, les constitutions font l’objet de révision en fonction des contextes !
Pourquoi devrions nous s?
 
Oui, allez dire au Docteur Anthropologue Tikpi ATCHADAM que, tout comme l’homme, la société est en constante évolution.
Nous n’avons pas étudié l’Anthropologie comme lui, mais de par notre simple observation de l’homme et de la société, nous pouvons déduire que, dans cette vie, tout évolue, même les animaux et la nature.
Pourquoi la constitution de 1992 qui n’a pas été taillée dans u marbre ne devrait pas subir des changements ? 
 

La situation que traverse notre pays ressemble fort bien à une eau agitée [par des mains obscures] et qui offre à certains l’occasion d’attraper le poisson.

Ici au pays et ailleurs dans la diaspora certains de nos frères n’ont aucun intérêt immédiat à voir notre pays vivre dans la stabilité. Ce n’est pas une exagération. Ils trouvent des intérêts divers dans l’agitation ambiante de notre territoire et ils travaillent inlassablement, nuit et jour, pour  qu’à l’international une étiquette rouge soit collée sur le nom de leur pays, le TOGO. Ce que j’affirme peut apparaitre superflu voir farfelu pour ceux qui n’ont pas une vision assez détachée et pointue dans la lecture des évènements. Mais je vous invite chacun à vous poser une série de question comme moi au cours de ce bref exposé.

Ils sont soit leaders politiques évoluant très souvent au sein de l’opposition ou soit de la société civile. Ils sont également  dans la diaspora et sont très souvent ceux qui    quitté le pays avec de faux arguments politiques, les faux exilés politiques ! Ils sont attirés par les cadavres. Oui ils aiment les morts, ils aiment le sang de leurs compatriotes. Puisque c’est ce qui leur permet d’exister [politiquement, financièrement et légalement], c’est ce qui leur permet d’être entendu, c’est ce qui leur ouvre la voie aux accords de financement, c’est ce qui leur permet de prolonger leurs séjours « dorés » chez Angela Merkel, chez Macron, chez Trudeau et Trump

Les opposants togolais et les cadavres …

C’est une constante politique dans notre pays, une sorte de règle. Emerger sur la scène politique revient à faire couler le sang de ses compatriotes ! GILCHRIST, AGBOYIBO, FABRE  et tout récemment avec TIKPI, la règle a fonctionné.  Au soir de la manifestation du 19 Aout, Tikpi ATCHADAM dont personne ne parlait s’est retrouvé à la une des médis nationaux et internationaux. Merci à ces deux innocents  dira-t-il intérieurement depuis sa cachette d’où il ne sort que rarement !

Le leader du PNP savait qu’en entamant  un bras de fer avec les autorités sur l’itinéraire de ses manifestations, le sang aller couler, qu’importe le camp (force de l’ordre ou militants). Il savait que maintenir la manifestation du 19 sur des axes que le Ministre de la Sécurité a, justement, jugé dangereuses, cela allait dégénérer. Et c’est exactement ce qui s’est passé.  En fin d’après midi de ce samedi 19 Août, l’effet recherché est finalement obtenu.  Presque inconnu, l’ »agitateur de Kparatao » devient  subitement la «coqueluche de l’opposition».

La question que je vous invite à méditer est de savoir ce que serait, aujourd’hui, cet agitateur sans ce baptême sanglant et macabre ?  La question vaut bien la peine car les minutes qui ont suivi les évènements, le nombre de morts annoncé par ses soins sur les réseaux sociaux avait de quoi intriguer. Plus de sept morts déclarés par TIKPI Atchadam. Comment peut-on annoncer un tel chiffre sans frémir si l’on ne trouve pas, une forme de satisfaction dans  la mort des autres ?  A vous de voir !

Une société civile affairiste autour des cadavres  

Si l’homme politique trouve un intérêt immédiat dans les morts au cours des manifestations politiques, il y a aussi la société civile qui gagne son pain lorsque le pays est troublé. Il ne s’agit pas d’une approximation. C’est une  évidence ; quand le pays fonctionne normalement, tous ces activistes de la société civile qui ont fondé leur vie sur les fonds d’aide occidentaux deviennent subitement « malades ». Ce n’est pas Kpandé ADJARE de la LTDH ou l’homme d’Asvito ou du CACIT ou de la CNSC qui me démentirait. Depuis les dernières présidentielles, la société civile togolaise n’a plus eu du grain à moudre. PASCRENA avec ses milliards a pris fin il y a belles lurettes. Seul la GIZ continue par financer des projets, mais cette fois ci le volet droit de l’homme n’est plus prioritaire. Les élections s’étant déroulées dans le calme, les bailleurs n’ont plus jugé nécessaire d’allouer des fonds aux ONG togolaises pour leur habituel festin.

Aujourd’hui avec les évènements au pays, c’est avec du pain beni pour la société civile togolaise.  Les acteurs savent que les occidentaux trop sensibles aux affaires de droit de l’homme ne resteront pas silencieux face aux images de ces corps ensanglanté, de ces corps inanimés. Amnesty International Togo de Aimé ADDI et de François PATUEL, comme des croquemorts, n’ont d’ailleurs pas mis trop de temps pour demander aux internautes de leur fournir toutes les informations sur les morts lors des manifestations.  Etant tous des employés d’Amnesty International, ils savent que leur survie professionnelle dépend des décaissements opérés depuis leur base au regard des urgences mondiales. Il faut alors travailler sur le terrain, collecter les morts et monter rapidement des dossiers pour que le cas du Togo redevienne un sujet préoccupant.  Dans cette course à la collecte d’informations macabre, ils n’hésitent pas à emprunter des images d’autres pays pour servir comme celles venant du Togo.  Devant les yeux peu attentifs, la grossièreté du faux et des photomontages passent inaperçu.

Les portes qui se fermaient sur eux au sein des chancelleries et autres organismes internationaux commenceront bientôt  par s’ouvrir et vous les verrez entrer en action s’ils ne l’ont pas déjà fait. Kpandé ADZARE qui sait bien manœuvrer dans de pareils cas et qui était muet depuis 2015 a retrouvé sa verve. Il vient de lancer #TogoDebout pendant que les politiques parlent de #TogoMort (Pardonnez leur cette ambivalence dans leur slogan)

cadavre

La  diaspora et les macchabées   

Comme la société civile, la diaspora togolaise est l’un des acteurs insoupçonné de cette campagne macabre qui se dessine dans les médias et sur les réseaux sociaux où vous constaterez que des hommes, des pères de d’enfants, pour leurs intérêts personnels n’hésitent pas à faire circuler les images de cadavres ignorant maladroitement le respect du aux défunts et à leur famille.
Ce comportement ne nous surprends guerre car, depuis fort longtemps c’est ce qu’ils ont souhaité avoir afin de faire les couloirs des diplomaties occidentales dans le but de convaincre les décideurs là bas (surtout les services d’immigration) qu’au Togo, leur vie serait en danger en cas de rapatriement.

Les événements que nous vivons sont exacerbés par cette catégorie de togolais qui n’a que faire de la souffrance de leur frère au pays.  Voilà pourquoi à la veille de chaque manifestation, leur seul exhortation est qu’à la fin de la journée, on annonce au Togo, un torrent de sang, un bain de sang. Ils en ont besoin pour séduire Macron afin qu’il condamne Faure GNASSINGBE, ils en ont besoin autant que ces leaders politiques afin que les Puissance de ce monde réagissent sur la politique togolaise. Ils en ont besoin pour qu’une étiquette Rouge soit collée sur le Togo.

Vous les distinguerez facilement sur les réseaux par  ces exhortations faites à leur frère pour aller à l’affrontement avec les forces de l’ordre dans la rue. Vous les distingurerez sur les réseaux sociaux par la teneur violente de leur message appelant les manifestants à défier les forces de l’ordre si possible à s’attaquer aux commissariats de police, aux casernes militaires…aux institutions de la République.

« On ne fait pas d’omelette sans casser les œufs » disent-il à leurs agneaux  sacrificiels ici au Togo pendant qu’eux se pavanent tranquillement  dans les rues de Washington,  de Bonn, d’Ottawa, de Bruxelles avec   épouses et fils. Ils attendent le soir pour avoir les images des tués, des blessés  pour alimenter leur rhétorique macabre.

Ils n’ont rien à perdre ! Loin du magma, ils peuvent continuer par jouer aux «héros 2.0 » entre quatre  mures avec des vidéos dans lesquelles on les attend prescrire aux leaders sur place des stratégies irresponsables et insensées dont la seule finalité est d’avoir le bain de sang dont ils se délectent devant leur écran.  Ils te diront qu’ils ont la conscience tranquille !  Pendant qu’une pauvre maman va pleurer toute sa vie, eux depuis l’occident, peuvent continuer par vivre heureux avec leurs enfants dans leur bras et se sentir fier d’avoir mener la lutte !  Pouah!!!  #DiasporaNecrophage.

Il est encore temps de prouver aux togolais que vous les aimez. Venez prendre le devant des manifestations pour lancer l’assaut final sur «Carthage », venez montrer à vos jeunes frères  togolais que vous êtes des hommes  et femmes prêts à verser leur sang pour les autres !

 


Le débat politique au Togo a connu ces dernières semaines un rebondissement sur la question des réformes. Si l’unanimité se fait aussi bien dans les rangs de l’opposition comme dans ceux du pouvoir sur la nécessité des réformes, le contenu qui doit faire l’objet de ces réformes diffère d’une formation politique à l’autre.

Au niveau du pouvoir, la disponibilité à accepter la limitation de mandat et le scrutin à deux tours est bien perceptible sauf que la question de rétroactivité est rejeté au nom du principe du droit.

Au sein même de l’opposition, les partis coalisés ont une approche divergente de la question des réformes. Le CAP 2015 dans ses sorties, a toujours exigé les réformes politiques et électorales avec une figuration sur le scrutin uninominal à deux tours et la limitation du mandat présidentiel avec effet rétroactif. Au PNP (Parti National Panafricain), la question tourne autour du retour à la constitution de 1992 et du vote de la diaspora.  Les marches de ces dernières semaines ont semblé fédérer l’opposition autour d’une exigence commune : le retour à la constitution de 1992.

Stratégie de combat ou conviction politique? La question vaut son pesant d’or quand on sait que la constitution de 1992 contient des dispositions qui discriminent certains leaders de l’opposition. Faut-il résumer les réformes à la réactivation de cette constitution qui exclut certains citoyens du débat politique et leur enlève la chance de disposer de leurs droits au moment où d’autres en jouissent pleinement ?

La question du retour à la constitution de 1992 pose un sérieux problème. Pendant que les leaders de l’opposition la réclament, des leaders d’opinions, pas des moindres, la combattent énergiquement parce qu’ils redoutent qu’elle réveille dans son sciage les démons du passé avec son cortège de divisions des togolais en général et de la classe politique en particulier. Ils pensent que si aujourd’hui les togolais en sont encore à parler politique au lieu de s’intéresser aux questions de développement, c’est bien le fait de la  constitution de 1992, un cul-de-sac juridique qui ne prône que le verrouillage des institutions de la République.

Reconnue et estampillée comme tel, il est simplement curieux qu’au moment où tous les togolais cherchent à sortir du long tunnel dans lequel ils sont fourrés, nos responsables de l’opposition nous ramènent encore vers la constitution de 1992, en sachant pertinemment qu’elle ne saurait être la référence sûre pour nous sortir d’affaire. L’opposition togolaise est tellement habituée au travail facile qu’elle se retrouve aujourd’hui dans l’incapacité de mettre en place une stratégie de lutte efficace. Elle a opté pour un choix digne de paresseux en s’inscrivant  en tout temps et en tout lieu dans la logique contraire de tout ce que le gouvernement entreprend, sous prétexte que « un opposant, c’est celui qui s’oppose à tout ». Une logique qui a fini par abêtir nos chers leaders au point de s’opposer même à ce qui va dans leur intérêt. Le dernier boycott de la séance parlementaire consacrée au vote du projet de réforme introduit à l’assemblée nationale par le gouvernement en est l’illustration la plus récente.

Il est clair qu’on ne peut pas laisser la responsabilité de l’initiative et de la décision à de telles personnes qui prennent leurs intérêts personnels pour les intérêts du peuple.

 « Si tu ne sais pas où tu vas, tu dois savoir d’où tu viens », recommande une parole de sagesse africaine. Si nos leaders se donnaient de la peine de prendre un peu de hauteur, ce ne serait pas vers la constitution de 1992 qu’ils allaient nous orienter. Car, la constitution de 1992 a été conçue dans un contexte particulier et répondait à un impératif circonstanciel. Le Vent de l’Est qui a soufflé sur le continent africain, avait créé des conditions favorables à un changement institutionnel avec l’avènement du multipartisme et des régimes démocratiques. Dans des pays comme le Bénin où l’opposition était aux mains de personnes intelligentes et pragmatiques, la traversée a été réalisée dans la quiétude et avec succès, au point d’attirer de l’admiration pour ce pays voisin. La « Terre de nos aïeux » a eu le malheur de connaître à cette époque-là une opposition composée en grande partie d’une élite excitée venue de la diaspora et qui, imbue d’elle-même, est passée à côté de la plaque pour avoir confondu activisme juvénile et ruse politique.

Accouchée par la conférence nationale souveraine dans la haine, la division et la volonté de vengeance, la constitution de 1992 ne saurait être la solution aux problèmes actuels de notre pays qui cherche à réconcilier ses fils. Si le besoin d’un repli sur soi est quelques fois important pour repartir sur de nouvelles bases, il est tout aussi important de se référer aux repères qui ne trompent pas. En la matière, la constitution de 1992 ne saurait être recommandable parce qu’il s’agissait là d’une constitution aléatoire, conjoncturelle et donc temporelle.

L’histoire de notre pays est marquée de hauts faits et le plus déterminant est  notre accession à la souveraineté internationale en1960. C’est à partir de là qu’ont été posées les vraies bases de notre organisation politique, administrative, constitutionnelle et institutionnelle.  Il va donc sans dire que si nous voulons faire des réformes pour doter notre pays de textes et institutions fiables et durables, il nous faut retourner aux textes originels pour éviter tout quiproquo. Et les textes originels ne datent pas de 1967 ni de 1992 comme certains tentent de le faire croire ces derniers temps aux esprits naïfs; ils datent plutôt de 1961 et ont été l’œuvre de héros nationaux, les pères de l’indépendance avec en tête Sylvanus Olympio, le premier président du Togo libre. Il faut donc de la volonté politique et un esprit de consensus pour retourner visiter ces textes et les actualiser à nos réalités d’aujourd’hui.  Car, le nœud de la contestation est parti de la constitution originelle de 1961 qui dispose en son article 33 : «Le Président de la République est élu pour un mandat de sept ans. Il est rééligible. L’élection présidentielle a lieu à un scrutin uninominal majoritaire à un tour». Il est donc important de corriger le mal à la racine et non traiter superficiellement ses manifestations.

 C’est vraisemblablement dans cet élan que nos aïeux et les pères de l’indépendance nous illuminerons vers la porte de sortie.

Voir l’intégralité de la constitution de 1961 Ici (à télécharger fichier pdf)


La limitation des mandats présidentiels semble être de géométries variables, suivant que l’on se trouve en Occident ou en Afrique. Limitation pleinement admise dans certains États, d’autres par contre n’y auraient pas droit, au risque d’une pression internationale outrancière. Décryptage.

La limitation des mandats, un vrai-faux débat.

Tandis que certains chefs d’État ou de gouvernement peuvent se présenter indéfiniment, c’est sens interdit pour d’autres. Dans certaines vieilles démocraties tel que les États-Unis, le mandat présidentiel est de quatre ans renouvelables une seule fois. Il en est de même pour la France où le mandat est maintenant de cinq ans renouvelables une fois. Sauf qu’un ex-président peut se représenter en intercalant un mandat autre que le sien. C’est ce que voulait expérimenter Nicolas Sarkozy sauf qu’il a été désavoué par les militants de la droite française lors de leurs primaires, le 20 novembre 2016.

La loi en dispose autrement pour l’Allemagne où Angela Merkel est en passe de rempiler pour un quatrième mandat consécutif. Ainsi que l’annonce la Chancelière allemande : « J’ai longtemps réfléchi, la décision n’a pas été simple. Comme vous le savez, j’ai besoin de temps. » Avant de se justifier : « Dans la période difficile et peu sûre que nous traversons aujourd’hui, on me rapporte que beaucoup ne comprendraient pas si je ne continuais pas à servir l’Allemagne avec l’expérience et les talents qui m’ont été donnés. » Et jamais, aucune communauté internationale ne viendrait s’immiscer dans les affaires internes allemandes.

Et pourtant, l’Afrique est prise à la gorge par des faiseurs de rois qui font et défont au gré de leurs intérêts. En effet, la limitation des mandats semble avoir été imposée par des puissances tutélaires relativement intransigeantes. Si au Tchad, Idriss Déby Itno peut entamer un cinquième mandat dans un climat plus ou moins apaisé, ce n’est pas le cas pour Pierre Nkurunziza (Burundi) dont le troisième mandat est vigoureusement contesté et déjà émaillé de violences. Le cas fragrant est la modifications de la constitution du Rwanda en 2015 permettant à Kagame afin de briguer un nouveau Mandat Présidentielle et rester potentiellement au pouvoir jusqu’en 2034 !! De même, Joseph Kabila (RDC) fait actuellement l’objet d’une grosse pression internationale sur la voie d’un troisième mandat. Ce vaste tourbillon international est également entretenu par une opposition interne de plus en plus virulente.

La limitation des mandats, une panacée indispensable ?

Exercer indéfiniment le pouvoir d’État sans alternance s’apparente à une véritable dictature. Aussi, la soif de changement doit être l’aspiration profonde du peuple, détenteur exclusif du pouvoir dans toute démocratie. Mais lorsque le changement est imposé de l’extérieur, cela dénote d’une volonté hégémonique de soumettre un État faible. À ce jour, nombreux sont les Libyens qui sont nostalgiques des 42 ans de pouvoir de Mouammar Kadhafi face à la démocratie que les Occidentaux, conduits par l’ancien président français Nicolas Sarkozy, sont venus leur apporter à coup de canon. Aujourd’hui, c’est le chaos total en Libye. Cet ancien eldorado est totalement défiguré par les groupes armés qui y font la loi en ce moment.

Loin de nous l’idée d’encourager les dirigeants africains à être présidents à vie.
Mais l’alternance doit se faire dans des conditions paisibles pour que les pays continuent leur marche vers l’émergence. Aussi, les avantages de la limitation des mandats se perçoivent surtout dans la stabilité des institutions. Les présidents qui se succèdent travaillent à marquer leur mandat d’une pierre blanche et à laisser un héritage positif à leurs successeurs. De même, l’alternance à intervalles réguliers éloigne des prétendants au pouvoir, toute idée de coup d’État. La montée d’une nouvelle génération aux affaires permet également des changements bénéfiques pour tout État qui veut aller de l’avant.

N’empêche que les observateurs continuent de dénoncer les mains occultes qui tendent à renverser l’ordre politique dans les pays africains.

En tout état de cause, la question de la limitation des mandats présidentiels devrait être au centre du débat public des pays africains davantage en période non-électorale qu’en période électorale.

Cela laisserait le temps de l’approcher dans toute sa complexité ; cela permettrait de la replacer dans le cadre plus large du nécessaire débat sur l’organisation des systèmes politiques africains.
Togolaises et Togolais de l’intérieur seul le dialogue, le consensus permettra de pouvoir obtenir une alternance apaisée.
Le chef de l’ État dispose d’un pouvoir élargi pour faire des amendements constitutionnels afin de donner la chance au Togo de faire sa vrai histoire.
L’assemblée nationale où siège l’opposition Togolaise est acquis à son Parti au 2/3 ( 62 sur 91) . La limitation de Mandat Présidentiels et des députés à 2 x 5 devrait être conçu comme une main bien tendue. Afin de créer un climat de paix et de stabilité dans le projet de loi l’élection présidentielle devrait se faire à 2 tours si possible !!
Il prend en compte, comme le souhaite l’opposition, la limitation des mandats et le mode de scrutin.
Comme s’ils étaient mieux positionné à l’assemblée nationale, il se donne le luxe de vouloir rentrer dans le dilatoire. Mais il manque dans ce projet la courte phrase : « En aucun cas, nul ne peut faire plus de deux mandats ».

Deuxième élément nouveau : l’opposition a retiré son projet, déposé en juin 2016, et demande qu’on retourne à la Constitution de 1992 dans sa forme originelle telle qu’adoptée lors du référendum du 27 septembre 1992.
Si le parti au pouvoir demandait de retour à la constitution de 1961 sous le règne du père de l’indépendance, vous allez crierai à la dictature ou à la tricherie.

Je vous prie d’aller négocier avec le pouvoir afin d’accepter le projet de réforme constitutionnelle et institutionnelles. Comme ça nous aurons une chance à donner à notre démocratie.

Les propagandistes , les activistes de haine, peuple innocent utilisé comme bouclier pour permettre à certains d’atteindre le sommet de l’ Etat , nous sommes au 21 siècle et Les chancelières occidentales savent que l’opposition Togolaise n’est pas dans ces droits car ce que La CEDEAO a demandé à Monsieur Faure Gnassingbé de faire , c’est ce qui se réalise conformément aux exigences de la cedeao sur la limitation de Mandat.
Cette limitation ne s’appliquerait qu’à partir de 2020 .
Il ne reste qu’à Faure Gnassingbé de décider de participer au bon moment si le texte est approuvé par référendum !!
Les marches pour salir le nom du Pays, l’incitation à la violence , la haine n’accordera aucune chance à l’alternance pacifique un jour.

Togolaises et Togolais debout bâtissons la cité. Alors que chacun apporte son édifice pour le developpement du Pays.  Que le Seigneur soit votre Guide et préserve la paix et la sécurité au Togo !

Auteur par ICI (Facebook)


Comme il fallait s’y attendre, les hommes politiques en soutane sont sortis de leur réserve pour prendre position dans la crise politique de l’heure dans notre pays. Mais malheureusement la sagesse et la  lumière qu’ils devaient apporter aux fils et filles de la Nation, s’est muée en un épais brouillard pour l’ensemble du peuple togolais qui n’a pas encore oublié le rôle confus joué par l’église catholique dans l’histoire du Togo.

« Et toi, fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part. Si je dis au méchant : “Tu vas mourir”, et que tu ne l’avertis pas, si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang. Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite, et qu’il ne s’en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie ». (Ezéchiel 33,7-9).

C’est à travers ce passage biblique que les hommes en soutane de notre pays annoncent la teneur de leur déclaration. Sans passer par l’exégèse de ce passage biblique, n’importe quel citoyen peut facilement appréhender  le fond de la pensée des prélats qui en d’autres termes, accusent directement les autorités et l’armée togolais d’être des «méchants».

Hypocrisie ! c’est justement le problème togolais qui se reflète à travers cette posture qui consiste à vouloir chaque fois plaire à un camp, à vouloir toujours regarder d’un côté, dans une crise qui a toujours opposé deux  parties.

Nous n’avons nullement pas l’intention ni la prétention d’apprendre la sagesse à nos hommes de Dieu mais leur sortie d’hier ne ressemble point à une réaction venant des gens  à qui il a été donné le pouvoir de conduire des hommes. Cette déclaration pouvait venir de partout mais surtout pas des évêques, des hommes de Dieu censés normalement être  au-dessus de la mêlée !

La crise actuelle que traverse notre pays n’est pas une affaire d’un seul camp !. Les réformes sont une volonté de tous mais comment les faire si aucune des parties opposées ne veut faire de compromis ? Voilà la question à laquelle les prélats étaient censés nous trouver des solutions même miracles, si tant est qu’ils sont  réellement habités par la foi de Dieu.

Par quel chemin, les autorités du pays pourraient-elles faire les réformes si au parlement aucune partie engagée ne veut faire des concessions ? Le peuple auquel tout le monde fait référence est-il celui qui est dans la rue ? Le Peuple togolais dont parle le prélat est-il celui qui assiste au culte catholique tous les dimanches ? Et là encore… Ou bien c’est l’ensemble des togolais sans distinction d’opinion ni religieuse ni politique ?

 Les hommes d’église par la voix de ces «illustres » représentants avaient l’occasion de montrer leur degré de détachement par rapport aux querelles politiques  en conviant tous les acteurs à une vision plus sereine et globale de la notion politique plutôt que de prendre ouvertement partie en présentant l’autre comme le méchant à abattre pour que la paix revienne.  Faut-il encore rappeler à nos prélats que personne au Togo, y compris les miliaires, n’est opposé aux Réformes ?

 Les Évêques exhortent, en particulier, l’Armée à adopter une attitude républicaine de neutralité en évitant toute immixtion dans le débat politique, conformément à notre Constitution. De même, ils invitent les responsables des Institutions de la République à éviter d’afficher publiquement leur appartenance politique.

Que voudrait dire explicitement Mgr Benoît ALOWONOU au sujet des corps habillés ? Etre Républicain dans le langage de l’église voudrait-il dire qu’il faut observer les manifestants casser et détruire les casernes militaires sans réagir ? Ou regarder sans réagir des manifestants piller des magasins, ou briser les voitures des passants lors des manifestations ? Adopter une attitude républicaine pour un militaire, c’est de se laisser délester ses armes par des manifestants et puis aller se cacher ?

Dans l’église catholique, n’existe-t-il pas des lois, n’y a-t-il pas des services d’ordre ? Pourquoi ces lois et pourquoi des hommes pour les faire respecter même jusqu’au sein de l’Eglise ?

Nous avons tous été témoins du bras de fer qui a conduit à des dérapages lors des manifestations. Le Togo comme tout pays a des textes qui réglementent l’exercice des manifestations publiques ? Pourquoi l’Eglise Catholique à travers la voix de ses représentants, voudrait nous faire croire que les forces de l’ordre du Togo n’ont pas pour vocation d’assurer la sécurité des biens et des personnes partout sur l’étendue du territoire ?  Des armes ont été emportées à Sokodé et tout le commissariat de police de la ville a été brûlé.  Les évêques voudraient-ils donc  encourager la réédition de ces événements ? Pourquoi avoir fait silence sur ces cas extrêmement graves dénoncés même par les organisations internationales  de droit de l’homme?  Les militaires togolais sont-ils des animaux qui ne méritent pas considération aux yeux du clergé ?

 « De même, ils (les évèques du Togo) invitent les responsables des Institutions de la République à éviter d’afficher publiquement leur appartenance politique. »

Qu’est-ce que le clergé voudrait insinuer par-là ?  Que le Premier Ministre togolais ne devrait point être dans la rue pour soutenir la paix dans son pays ? Ou c’est une insinuation suite aux informations infondées distillées par une certaine presse quant à la présence de Monsieur Abdou Assouma dans la  manifestation du 20 Août passé ? Si tel est le cas, il faudrait que tout le peuple togolais convienne que l’Eglise Catholique de notre pays est devenue un rassemblement d’arlequins qui agissent au gré des rumeurs et fausses informations collectées dans la rue et les réseaux sociaux.  On se demande si ces évêques ne vivent pas sur une autre planète ! Sinon comment comprendre que pendant qu’ABDOU ASSOUMA porte plainte contre les journalistes qui ont publié ces fausses informations, eux, les évêques, viennent en rajouter à la désinformation ?

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D’ailleurs au nom de quel principe politique ou religieux, on peut essayer d’interdire à un homme qui est au pouvoir (un Premier Ministre) de ne pas afficher clairement son appartenance politique ? Surtout dans un contexte où le pays virait vers le chaos ? Pourquoi vouloir contraindre les autres à l’inaction alors que les événements du pays ne pouvaient point permettre à un homme de diriger sereinement ?  Pourquoi vouloir contraindre au silence ceux qui ont droit au débat politique alors qu’eux autres qui ont l’obligation de réserve, sortent publiquement pour prendre position comme s’ils étaient des politiciens engagés?

« Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs »  nous avertissait le Seigneur Jésus dans Mathieu 7 : 15.  Aux togolais de méditer cette parole de Dieu et de se demander pourquoi aujourd’hui cette église se dépeuple de jour en jour. Pourquoi les hommes en soutane n’inspirent plus confiance ? Invitation leur donnée de se mirer dans la citation ci-après : «Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais ». Qu’ils sachent que les fidèles qui viennent souvent se placer devant eux pour écouter leur prêche, ne le font pas pour la beauté de leurs yeux. Ils le font par obéissance et soumission à la parole de notre Seigneur qui est un Dieu de l’ordre ; celui-là même qui a doté l’Homme de discernement et qui l’a prévenu à juste titre : « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? » Mathieu 7 :16.  


Voici une petite idée d’un ami informaticien à propos de la journée d’aujourd’hui dans notre pays où on a vu deux types de togolais sortir dans la rue. Informaticien qu’il est, il a caricaturé  la situation politique du pays sous l’angle de l’évolution des technologies et donc des connaissances.

La Constitution de 1992 que réclament aujourd’hui certains togolais s’apparente pour lui en tant qu’informaticien  au premier système d’exploitation MS DOS développé par Microsoft pour IMB.

Aujourd’hui ce système a considérablement évolué voire  disparu pour laisser place aux des systèmes d’exploitation plus performants. Ceux qui la revendiquent aujourd’hui sont souvent des personnes qui l’ont voté en 1992 et  qui aujourd’hui ont au minimum 45 ans. C’est cette constitution de 1992 qu’il appelle  Constitution 1.9 ou Constitution MS DOS

 Ceux qui l’ont voté et qui l’a défendent sont en majorité des personnes du troisièmes âge. Monseigneur KPODZRO par exemple qui l’a soutenu bec et ongle, Jean Pierre, Fabre, Tikpi ATCHADAM, Brigitte ADJAMAGBO ? AGBOYIBO, Aimé GOGUE bref tous les leaders de l’opposition sont des gens du temps où l’ordinateur était à ses premiers balbutiements. Leur constitution rédigée à l’époque est donc une Constitution MS DOS.

Le MS DOS,  demandé aux jeunes férus des nouvelles technologies, ils vous diront qu’ils n’en savent pas grand-chose.  Mais l’Internet ou l’Android, ils vous donneront toute une foule de connaissance à ce sujet.

Pendant que les nostalgiques du temps de la Conférence  marchent pour la constitution 19. Ou Constitution MSDOS d’autres togolais ceux-ci plus ouvert aux réformes marchent aussi pour faire évoluer la constition 1.9 vers une nouvelle version : Constitution 2.0. ou constitution Android

Et on remarque que ce sont des jeunes dynamiques assez ouverts qui veulent avoir des textes qui répondent aux questions de leur temps. En 1992 quand l’ancien PM Agbeyome pleurait par exemple au cours de la Conférence Nationale, il n’y avait pas les téléphones portables, il n’y avait pas d’internet.

Or aujourd’hui notre vie passe essentiellement par ces deux éléments. Ce qui fait dire à mon ami informaticien que la constitution que veulent le camp du parti au pouvoir est une constitution 2.0 c’est-à-dire une constitution d’actualité, une constitution mise à jour. Et qui réponds aux problèmes de ce temps dont l’un le plus important est le renouvellement de la classe politique.  Comment comprendre que des politiciens qui demandent aux autres de quitter le pouvoir à cause de leur longévité ne veulent pas admettre une clause dans la constitution qui résous définitivement ce problème à tous les postes électifs (Président et Députés) ?

Donc la constitution que propose le gouvernement et qui est la constitution 2.o est selon mon ami informaticien toujours comparable au système androId. Voyez vous Android c’est partout et accessible à n’importe qui. Avec 10 mille francs cfa tu as un portable android. C’est ce qu’est la constitution actuelle qui permettra à tout le monde d’avoir une chance d’être soit député, soit sénateur soit Président. Après dix ans ce qui est sûr il y aura de nouvelles têtes ! Automatiquement c’est une chance de plus pour tout le monde. Et puis la constitution actuelle répond aux normes de bonnes gouvernances qui exigencent par exemple un scrutin à deux tours. Et la technologie s’invite beaucoup dans le processus électoral. Alors pourquoi les opposants veulent toujours restés en marge de l’évolution.

Aujourd’hui la majorité des togolais, des jeunes ont un portable android. Pourquoi ne pas leur donner la chance eux aussi de marquer leur temps en disant dans vingt ans : cette constitution nous avons contribué nous aussi à la reformer pour qu’elle s’adapte à notre temps.

  Tout est en constante évolution et nous devons toujours nous adapter.   Revenir à la constitution de 1992 alors qu’on sait qu’elle a été votée dans un contexte de tension et de défiance c’est accepter, de façon symbolique, ramener notre pays en arrière.

Monseigneur KPODZRO connait-il aujourd’hui les nouvelles préoccupations de la jeunesse ? Sait-il quand même qu’ailleurs on réforme les constitutions pour les adapter au temps ?  Bref je m’interroge lorsque nos grands parents au lieu de laisser les jeunes décider de leur avenir s’invitent toujours dans le débat en cherchant pas à écouter mais à imposer ! bref …!

Quand je quittais mon ami informaticien, il a demandé expressément que nous récitions une prière pour que Dieu éclaire les uns et les autres dans cette épreuve ; et c’est le Notre père qu’on a sorti comme d’habitude. Mais n’ayant plus  mis pied à l’église (Dieu me pardonne), je lui ai laissé seul, reprendre à haute voix la prière. Et mais à mon grand étonnement je remarque que quelque chose a changé dans cette prière que nous avons toujours récitée. Je lui ai posé des questions et il m’a juste dit que depuis quelques années, l’église catholique a décidé de modifier cette prière. Pourquoi ? Tout simplement parce que les hautes autorités ecclésiastiques du monde se sont rendues à l’évidence que cette prière telle qu’elle était, ne répondait pas réellement à ce que l’Eglise voudrait demander à Dieu à travers elle.