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À trois semaines du sommet extraordinaire de l’Union Africaine sur la sécurité et la sureté maritimes et le développement en Afrique que notre pays abritera du 10 au 15 octobre prochains, je souhaite m’adresser à vous mes chers compatriotes de la cybercommunauté. Le choix de ce thème pour ce grand rendez-vous n’est pas anodin. Il constitue l’un des enjeux majeurs des prochaines années. C’est l’un des défis importants auxquels l’Afrique et le monde entier sont confrontés et qu’ils continueront de subir, si rien n’est fait pour juguler durablement les questions de sécurité et de sûreté de nos mers, nos océans et nos côtes. Le parallèle entre ces challenges et la problématique du développement économique de notre continent, appelle de notre part, la recherche fondamentale des causes pour des solutions endogènes et la définition d’actions concertées en vue de l’émergence de nos jeunes nations.

Les côtes africaines nourrissent un vaste creuset de sujets d’intérêts vitaux. Lesquels sujets vont de la piraterie maritime à la protection de nos ressources, en passant par la lutte contre la pêche illicite, la pollution, l’économie bleue, la lutte contre l’érosion côtière, les trafics illicites de tous genres, la protection de l’environnement marin, etc. Par exemple, Il est estimé que la pêche illicite fait perdre 170 milliards de francs CFA annuellement à l’Afrique de l’ouest. Cette pêche qui contribue de façon indispensable à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de plus de 200 millions d’Africains et apporte des revenus à plus de 10 millions de pêcheurs mérite une grande attention.

Ainsi que vous l’auriez noté, notre survie en est tributaire. Nous y sommes interpellés et devrons prendre conscience de l’urgence de mesures courageuses. La réflexion qui sera engagée ici dans notre belle capitale devra aboutir à la définition d’une charte contraignante permettant d’accélérer les réformes et d’amener nos pays à une responsabilité sociétale accrue.

Chers compatriotes, en prenant l’initiative de ce sommet sous l’égide de l’Union Africaine, le Togo fait le bon choix. Celui de contribuer très activement à impulser des changements qualitatifs. Le rendez-vous de Lomé, au delà de conférer de nouveau à notre pays le rôle de carrefour de grandes rencontres régionales voire internationales, consacrera surtout la pertinence des échanges et je l’espère, l’originalité des mesures idoines qui détermineront l’avenir de notre économie. Nous ne devons pas perdre de vue que le développement durable de nos pays exige les conditions sine qua none de paix et de sécurité.

Chers amis de la toile, près de 4.000 participants dont une quarantaine de mes pairs, Chefs d’Etats et de gouvernements séjourneront dans notre capitale. D’ores et déjà, les différents ministères s’investissant dans ce dossier ont été instruit, à s’employer à la sensibilisation de nos concitoyens sur les enjeux liés aux retombées du sommet. Depuis deux années, des Togolaises et Togolais œuvrent à la réussite de ce sommet. Notre politique en matière de modernisation de nos infrastructures a connu une accélération sans précédent et notre industrie hôtelière redevient progressivement un secteur moderne pourvoyeur d’emplois. Les avantages pour notre pays sont certains mais il appartient à chacun et à tous d’y contribuer à travers une participation citoyenne responsable.

Ces dernières semaines, les différents entretiens que j’ai eus avec mes pairs, les différentes visites d’Etat en Chine, en Israël, ma présence au Kenya, au Zimbabwe, au Rwanda, m’ont convaincu que la mobilisation sera grande. Il nous reviendra, chers compatriotes de gagner notre sésame en confirmant notre hospitalité légendaire.

À New York, d’où je partage avec vous ces quelques lignes que m’inspirent ces moments de grande réflexion, je participe à la 71ème session ordinaire des Nations Unies placée sous le thème «Les objectifs de développement durable, un élan universel pour transformer notre monde ». J’y défendrai le bilan du Togo, pays pilote pour la mise en œuvre des ODD. En initiant il y a quelques mois le programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), notre politique de développement a franchi un pas décisif vers la réalisation des ODD.

Depuis 2012, sur mes orientations, le gouvernement a engagé plusieurs chantiers, grâce à une appropriation anticipée de ces objectifs en vue d’une croissance soutenue, génératrice d’emplois décents. La Stratégie de Croissance Accélérée et de Promotion de l’Emploi (SCAPE), la stratégie nationale de développement 2013-2017 et la création d’un Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI) figurent notamment au nombre des politiques et programmes qui ont permis à notre pays d’enregistrer un recul de la pauvreté de 61,7% en 2006 à 55,1% en 2015.

Cependant les défis restent encore importants. C’est pour cette raison que toutes nos énergies doivent converger sans relâche vers la recherche de voies et moyens appropriés pour réduire durablement la pauvreté. Je puis affirmer sans me tromper que nous sommes sur la bonne trajectoire, pourvu que nous maintenions tous ensemble notre boussole commune, à savoir l’amour pour notre patrie, nonobstant nos différences car le développent a un seul ennemi, la pauvreté. Travaillons donc inlassablement au bien-être de nos populations pour garantir aux générations d’aujourd’hui et celles futures, un avenir radieux. Toutes vos initiatives contributives dans cette optique sont les bienvenues.

Faure GNASSINGBE, Président de la République Togolaise 

Du 16 au 18 Septembre 2016, Jean-Pierre Fabre et ses congénères du CAP 2015 ont pris d’assaut l’intérieur du pays pour une tournée dite de sensibilisation et de mobilisation des populations pour les réformes. A Sokodé, à Dapaong, à Mango comme à Bafilo, le quarteron du CAP 2015 a passé son message. Malheureusement, le message n’a pas été à la hauteur des attentes des populations et complètement en déphasage avec l’apparente qualité des « apôtres du changement ». En lieu et place d’un message responsable porteur de valeurs, les responsables du CAP 2015 ont cru bien faire de dresser les populations contre le régime UNIR incarné par le Président Faure Gnassingbé. En effet, dans des termes orduriers et rabaissant, Jean-Pierre Fabre et sa clique, après avoir fatigué les populations du littoral sans proposer aucune alternative crédible, ont encore semé les germes de l’incivisme et de l’intolérance dans les villes qu’ils ont parcourues au cours de leur sortie.

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Jusqu’où iront-ils et jusqu’à quand comprendront-ils que la stratégie de diabolisation de l’adversaire politique adoptée depuis la conférence nationale souveraine et perpétuée jusqu’aujourd’hui, ne donnera aucun résultat positif si elle n’est accompagnée d’actions innovatrices bien réfléchies. Fabre et sa compagnie ont compris qu’ils sont intellectuellement plombés; ils ont atteint leurs limites et ne peuvent plus rien proposer au peuple en dehors des insultes et des dénigrements en lesquels ils sont passés maîtres. C’est une vraie bande de femelles qui ne sont capables que de coups de becs, pas plus. Ils doivent certainement avoir compris qu’ils sont en train de jouer leur dernier round puisqu’ils gardent actuellement la scène politique par défaut de mieux.

Habitués à se faire applaudir à Lomé par les petits drogués abonnés à la paresse et à la fénéantise, Jean-Pierre Fabre et ses acolytes ont eu à essuyer des réactions extraordinaires de la part de certains citoyens décidés à leur dire franchement ce qu’ils valent. Mais comme la vérité blesse, ces citoyens courageux se sont vus simplement arracher le micro dès lors que leurs hôtes se rendaient compte que leurs interventions risquaient de révéler leurs dessous. Contrairement à Lomé où la vie lisse contribue le plus souvent à abêtir le citoyen, le togolais de l’intérieur confronté au besoin permanent de dompter son milieu pour se faire une place sous le soleil, est parvenu à se forger sa propre opinion sur n’importe quel sujet. Ici, on ne suit pas forcément le mouvement d’ensemble. Ici, on a son mot à dire et c’est justement ce que dame Brigitte Adjamagbo-Johnson ignorait certainement. Si elle a eu un parcours lisse avant de poser ses valises à Dapaong, elle n’oubliera jamais de sa vie la leçon de ce militant UNIR qu’elle a voulu publiquement humilier mais qui, stoïquement, a tout supporté avant de demander le micro pour la tourner en dérision si ce n’est en ridicule, et lui faire avaler l’amère pilule, la sacrée leçon de l’union de l’opposition. Suivez la vidéo de leur échange sur Youtube

Parfois, ce n’est pas parce qu’on est une voix autorisée qu’il faut abuser pour chercher à ridiculiser ceux qu’on pense être faibles. Qui, plus que ce citoyen, pourrait mieux réussir à dire à Madame Brigitte Adjamagbo-Johnson qu’elle est mal placée pour apprendre leur choix politique aux citoyens togolais? Qui, plus que ce citoyen, aurait réussi à faire prendre conscience de leurs erreurs aux responsables de CAP 2015? Qui, plus que ce citoyen, aurait réussi à mettre à nu l’intolérance politique que prophétisent les responsables de CAP 2015? Qui, plus que ce citoyen, aurait réussi à diagnostiquer le plus grand mal dont souffrent les responsables de CAP 2015 et partant, de toute l’opposition togolaise? Madame Brigitte Adjamagbo Johnson et ses partenaires de CAP 2015 au lieu d’en vouloir à ce citoyen-prophète pour les avoir humiliés, devraient au contraire lui reconnaître le mérite d’avoir réussi à leur faire réaliser que parfois, on fait de la publicité gratuite à un adversaire politique qu’on croyait combattre par des armes peu recommandables, notamment la démagogie, l’hypocrisie et le mensonge.


chu-so%c2%b5Depuis quelques jours, les mercenaires de la plume ont dégainé. Ils sont sortis du bois avec comme armes : le prétendu “état piteux” des hôpitaux togolais face aux dépenses engagées pour une conférence aux “retombées nulles” ! Pfff ! Que des nuls et des nigauds manipulés à loisir par des “traîtres de la République”
Attention ne vous laissez pas avoir par ces activistes et ces journalistes connus pour leur spécifications anti-républicaines. Les faits parlent pour moi et il faut seulement analyser ce qu’ils écrivent et le comparer avec ce qui se passe réellement dans mon pays et forger vous même votre propre opinion.
Il est question depuis quelques jours de la Sécurité maritime et comme on s’y attendait, la horde des anti-républicains à la solde de ces traîtres masqués pensent pouvoir ébranler le jeune Président de la République à qui tout sourit. Jalousie quand tu nous tient ! Ne sachant quel argument utilisé pour salir le président de la République, ils se sont retournés vers les hôpitaux qui à leur avis va leur offrir une belle occasion pour atteindre leur but. Ainsi ils essaient d’émouvoir la population en faisant chaque fois le parallèle entre les besoins de nos hôpitaux et les coût liés au Sommet sur la Sécurité Maritime que notre pays s’apprête à accueillir. Ils cherchent à choquer l’opinion en arguant que la conférence sur la sécurité maritime n’est pas plus urgente que les besoins de nos hôpitaux. Mais à vous d’être vigilant pour leur poser la question de la gestion des équipements actuels par le personnel médical. Le peu d’équipement qui existe là comment ces médecins et ces infirmier le gèrent-ils ? Attention ne tombez pas dans leur piège le problème des hôpitaux au Togo ce n’est pas le manque de moyens mais la prise de conscience du personnel soignant ! On se connait dans ce pays. Allez la nuit au CHU Sylvanus Olympio pour voir comment les sages femmes, les accoucheuses se comportent, allez voir comment ils préfèrent leur smartphone à nos parents qui meurent pas par manque d’argent mais par manque de soins et de vigilance. Vous parlez des moyens dans nos hôpitaux alors même que les stéréoscopes disparaissent par magies? Vous faites semblant de ne pas savoir que ces médecins et ces infirmiers n’ont aucun intérêt à ce que les scanner du CHU et autres matériels de laboratoire des hôpitaux publics fonctionnent bien car ils disposent aussi de cliniques et laboratoire privés qui doivent tourner. Soyez vigilant et ne tombez pas dans le jeu de ces manipulateurs. Ceux qui veulent vous faire croire que vos hôpitaux manquent de tout dites leur que ce que vous demander c’est d’abord la prise de conscience professionnelle du personnel car un médecin qui aime plus l’argent que la vie de l’homme ne fera rien de bon même avec un matériel dernier cri. L’honnêteté c’est tout ce que vous devez exiger. Présentement il y a sûrement un malade qui attend vainement un médecin pour l’opérer car ce dernier est ailleurs dans sa clinique en train de bosser. Que le civisme gagne les rangs de nos médecins c’est tout ! Que le personnel des hôpitaux cesse de saboter les équipements de santé, qu’ils cessent de détourner les appareils pour leur clinique privée. C’est bien de demander qu’on équipe les hôpitaux, mais c’est important de demander que ceux qui gèrent ces équipements soient honnêtes et sincères en évitant de détourner ce qu’on met à leur disposition. Je vous invite à lire cet article et que chacun interpelle d’abord les médecins à bien faire usage de ce qu’on leur donne.

L’intervention franco-britannique de 2011 en Libye était-elle justifiée? Cinq ans après la révolution libyenne et la mort de Muammar al-Kadhafi, les élus de la Chambre des communes ont publié mercredi un rapport très sévère sur les conditions d’engagement de leur pays à l’époque. Ils reprochent à David Cameron, alors Premier ministre, d’être «le responsable final de l’échec du développement d’une stratégie cohérente en Libye»: le Royaume-Uni a en particulier «échoué à constater que la menace sur les civils était surévaluée» et à «identifier les factions islamistes radicales au sein de la rébellion», écrivent les députés. Les rapporteurs égratignent au passage le président français d’alors, Nicolas Sarkozy, et son ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, qui ont «accéléré le processus de la résolution 1973 [qui a permis l’intervention armée de la coalition, ndlr] en reconnaissant le Conseil national de transition [l’organe créé par les révolutionnaires] comme le gouvernement légitime de la Libye en mars 2011». Retour en détail sur les critiques des parlementaires britanniques.

1. Le rôle de Paris et les motivations de Nicolas Sarkozy
Le rapport consacre à la France six paragraphes, qui se concluent ainsi: «La France a mené la communauté internationale en poussant pour une intervention militaire en Libye en février et mars 2011. La stratégie britannique a suivi des décisions prises en France.» L’analyse des députés sur le rôle prépondérant de Paris repose en partie sur l’audition du professeur George Joffé, du King’s College, selon lequel «les décisions du président Sarkozy et de son administration ont été guidées par des exilés libyens ayant noué des liens avec l’establishment intellectuel français, qui ont poussé pour un vrai changement en Libye». L’engagement de Bernard-Henri Lévy, il est vrai, n’a été un secret pour personne à l’époque. Et le rôle moteur de Paris dans la crise libyenne avait été assumé par le gouvernement français.

L’autre source sur laquelle s’appuie le rapport est un document confidentiel, déclassifié par le Département d’Etat américain l’an dernier: il s’agit d’un mail envoyé par Sidney Blumenthal à Hillary Clinton le 2 avril 2011 (soit après le début de l’intervention française, le 19 mars). Ce conseiller non-officiel, proche des Clinton, a rédigé plusieurs mémos sur la Libye à destination de la chef de la diplomatie américaine. On y apprend que selon des «responsables du renseignement français», les plans de Nicolas Sarkozy sont guidés par la volonté de «remporter une plus grande part de la production pétrolière libyenne» ; «renforcer l’influence française en Afrique du Nord» ; «améliorer sa situation politique en France» ; «donner aux militaires français une opportunité de réaffirmer leur position internationale» et «répondre aux inquiétudes de ses conseillers sur l’objectif de Kadhafi de supplanter la France comme puissance dominante en Afrique francophone».

Un autre mémo déclassifié du même Sidney Blumenthal, daté du 8 mars 2012 et intitulé «la France et le Royaume-Uni derrière le soulèvement libyen», est pourtant jugé bien léger par la secrétaire d’Etat américaine. «C’est trop gros pour être vrai, qu’en penses-tu ?» demande-t-elle à son chef de cabinet, Jake Sullivan. «C’est clair. Je peux le faire suivre si tu veux, mais ça fait un peu théorie du complot», répond-il par retour de mail. L’échange est significatif: les analyses de Sidney Blumenthal sont considérées avec précaution par la diplomatie américaine. Moins par les auteurs du rapport britannique.

2. Le manque de preuves concernant la menace sur les civils
«Au-delà de sa rhétorique, l’hypothèse que Muammar al-Kadhafi aurait ordonné le massacre de civils à Benghazi n’était soutenue par aucune preuve», écrivent les parlementaires. Difficile pourtant d’oublier ce discours halluciné de plus d’une heure dans lequel, le 22 février 2011, le dictateur libyen promettait de «purger la Libye maison par maison» des «rats et des mercenaires», dans une «riposte semblable à Tiananmen». «Vu le passé de Kadhafi, la situation et sa capacité militaire, il aurait été risqué de parier que ses soldats entrent dans Benghazi en comportant comme des chatons. Beaucoup de gens allaient mourir», commente l’ex-ministre des Affaires étrangères William Hague, lui aussi auditionné.

Mais les auteurs du rapport insistent: selon eux, la menace était «surévaluée». Pourtant, les envoyés spéciaux de plusieurs médias occidentaux – dont Libération -, en février 2011, décrivaient déjà les morgues se remplissant de révolutionnaires libyens et des traces d’exécutions sommaires. Les rapporteurs ne le contestent pas, mais ont un raisonnement étonnant: «Le régime de Kadhafi a repris les villes rebelles sans attaquer les civils début février 2011. Durant les combats à Misrata, l’hôpital a enregistré 257 personnes tuées, […] dont 22 femmes et 8 enfants. Les médecins libyens ont dit aux enquêteurs des Nations unies que les morgues de Tripoli contenaient 200 cadavres, dont deux de femmes. La disparité entre le nombre de femmes et d’hommes dans les victimes suggère que le régime de Kadhafi a ciblé les combattants masculins dans une guerre civile et n’a pas attaqué indistinctement les civils.»

Outre qu’épargner les femmes et les enfants ne suffit pas pour balayer la réalité d’une tuerie de civils, tous les observateurs, à l’époque, s’accordent pour dire que les manifestants, surtout ceux qui défiaient physiquement l’armée de Kadhafi, étaient en grande majorité des hommes, ce qui explique le bilan. Lorsque Alain Juppé déclare devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le 17 mars 2011, «la situation sur le terrain est plus alarmante que jamais, marquée par la violente reconquête des villes [par le régime]», il plaide pour le vote rapide de la résolution 1973 qui empêcherait l’avancée des kadhafistes sur Benghazi, d’après des éléments factuels que personne ne conteste. «Nous n’avons plus beaucoup de temps, c’est une question de jours, c’est peut-être une question d’heures», ajoute le ministre français des Affaires étrangères, qui obtiendra le feu vert onusien le jour même.

3. L’aveuglement sur la présence d’islamistes radicaux parmi les rebelles libyens
Un reproche est fait au gouvernement britannique de l’époque: la méconnaissance du terrain libyen en général et celui du rôle des militants islamistes radicaux en particulier. «La possibilité qu’ils tentent de bénéficier de la rébellion n’aurait pas dû être qu’une analyse rétrospective, attaque le rapport. Les connexions libyennes avec des groupes extrémistes internationaux étaient connues avant 2011, car beaucoup de Libyens avaient participé à l’insurrection en Irak et en Afghanistan avec Al-Qaeda.»

Le renseignement britannique aurait été largement pris de court, selon le rapport. Cependant, au vu de la complexité de la rébellion libyenne, il était extrêmement difficile, en 2011, de prédire qui allait profiter de la chute de Kadhafi. D’ailleurs dans l’exemple inverse, en Syrie, où Bachar al-Assad s’est accroché (et s’accroche toujours) au pouvoir, des groupes islamistes ont également émergé. C’est même en Irak et en Syrie que l’Etat islamique a posé les premières pierres de son califat.

4. Le mandat de l’ONU et l’après-Kadhafi
Le rapport rappelle que la résolution 1973 était destinée à protéger les civils. Or, l’intervention franco-britannique a vite «dérivé vers une stratégie de renversement du régime par des moyens militaires», écrivent les députés. En laissant passer les armes du Golfe à destination des rebelles et en bombardant les centres de commandement militaires libyens, la coalition a en effet outrepassé son mandat.

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C’est parti, la campagne de sabotage est lancée !  Alors que notre capitale s’apprête à accueillir dans les jours à venir l’un des plus grands évènements de son histoire, c’est le moment qu’ont choisi les fantassins pour reprendre leur croisière. LeCAP2015 de Jean Pierre FABRE, chef de file de l’opposition, vient d’annoncer publiquement la reprise de leurs manifestations sur toute l’étendue du territoire. Comme par hasard, il démarre sa tournée le 16 septembre soit à un mois exactement de la tenue du Sommet  sur la sécurité maritime. Stratégiquement le choix de cette période pour relancer ses manifestations politiques n’est pas fortuit. Cela répond à des calculs politiques malsains qui mettent en avant l’intérêt personnel au détriment de l’intérêt républicain : troubler la quiétude de Faure GNASSINGBE dont on pense [à tort] qu’il serait l’heureux et unique bénéficiaire des retombées de la conférence sur la sécurité maritime. sommet-securite-maritime

La grande conférence qui s’annonce dans notre pays et qui agite tout le monde n’est point un moment de villégiature. Ni pour nos autorités gouvernementales qui, on imagine, à l’heure actuelle, n’ont pas le sommeil, ni pour les milliers de participants qui viendront des quatre coins de la planète afin de prendre des décisions de haute portée pour notre continent africain. Ce sommet répond à un problème qui semble endémique sur nos côtes car vous n’êtes pas sans savoir que lorsqu’on prend la carte des voies maritimes mondiales, les côtes africaines sont souvent présentées comme les plus dangereuses. Sur 10 actes de pirateries maritimes, plus de 6 sont localisés en Afrique et généralement en Afrique de l’Ouest. Dans un rapport, publié au début de l’année 2016, le Bureau maritime international (BMI) fait déjà ce constat en relevant que partout dans le monde les actes de piraterie ont baissé sauf dans le golfe de Guinée, au large du Nigeria. Un mauvais signal pour nos pays dont la survie économique dépend du littoral, des taxes sur les échanges économiques avec les pays de l’hinterland, des revenus générés par les ports. Pour nos pays, voir leurs eaux classées à risques représente une grande menace sur le développement économique. Il fallait donc agir, d’où la nécessité de trouver des solutions appropriées.

Par-dessus tout, la tenue d’un tel sommet sur le sol togolais est une occasion formidable pour les entreprises togolaises afin d’améliorer leurs chiffres d’affaires surtout celles qui ont choisi d’investir dans le tourisme d’affaires. Les effets se font déjà ressentir. En effet depuis quelques mois, notre pays retrouve un certain dynamisme. Il suffit de pointer son nez dehors pour savoir que le pays bouge. Des routes qui retrouvent peu à peu leur beauté jusqu’aux magasins en passant par ces immeubles d’affaires qui poussent comme des champignons. C’est à tous les niveaux que l’impact économique de ce sommet se faire ressentir. Les lieux touristiques sont retapés un peu partout sur toute l’étendue du territoire. Dans la préfecture des Lacs particulièrement à Aného, première capitale de notre pays, les sites historiques et touristiques sont en réfection. Certes ce n’est pas un moment de loisirs mais plusieurs personnes qui y séjourneront durant le sommet profiteront de leur séjour pour découvrir l’histoire de notre pays avec tout ce qu’elle à offrir au reste du monde. A Kpalimé, un autre coin prisé par les étrangers et qui n’est qu’à une heure de route de Lomé, c’est l’effervescence chez les hôteliers. Tout le monde s’apprête à tirer le meilleur profit de cet évènement tout en contribuant à faire de notre pays un coin attrayant pour les investisseurs.

Mais avec tous ces avantages que cet évènement représente pour le monde économique togolais, quelques compatriotes, connus [Dieu merci] d’ailleurs comme étant antirépublicains de par leur comportement à l’égard de la Nation, affûtent leur plan. Leur objectif ? Saborder l’organisation sereine du sommet et si possible perturber son déroulement par des manifestations violentes.  Ils ont déjà annoncé les couleurs. Le vendredi 16 septembre 2016, ils débutent une tournée d’un mois à partir du nord Togo. L’apothéose c’est à Lomé avec trois jours de sit-in dans les lieux sensibles. Si officiellement c’est pour dit-on sensibiliser le peuple afin d’obtenir les réformes, intérieurement, les leaders du CAP 2015 savent que c’est juste pour faire de la provocation et contredire le discours des autorités autour de ce sommet.

Jean Pierre FABRE, le chef des fantassins, est conscient qu’il n’aura pas l’autorisation pour manifester devant l’esplanade du Palais des congrès encore moins amener sa troupe à la plage ; tout ceci pour des raisons de sécurité bien évidemment. Malgré tout, il tient à organiser ces meetings de sorte à provoquer une réaction musclée de la part des forces de l’ordre et se saisir ainsi de cela pour attirer sur lui quelques caméras de journalistes invités pour couvrir le sommet. C’est tout ce qu’il espère de ce sommet.  Voilà le plan de cette minorité qui préfère rester toujours en marge de l’évolution républicaine et semer le désordre à chaque fois que l’occasion se présente.

Faure GNASSINGBE, comme tout être d’ailleurs, peut ne pas faire l’unanimité autour de sa personne ! Il en est de même pour sa politique : elle peut ne pas recevoir l’assentiment de tous les togolais, ça on l’admet. Mais ce dont il est question ici c’est l’image de notre pays et non de Faure Gnassingbé. Pour une raison ou pour une autre, nous pourrions nourrir des griefs contre les choix de nos autorités, mais l’esprit républicain, le patriotisme, nous imposent devant certaines situations de rester neutres à défaut de prendre parti. Ou de choisir des voies d’expression plus intelligentes afin de manifester notre opposition de façon responsable, plutôt que de chercher à détruire l’apport des autres à l’enrichissement du patrimoine commun. En marge d’une rencontre organisée par la jeunesse de son parti, interrogé sur sa participation ou non aux activités de ce sommet, Jean Pierre FABRE a surpris avec sa réponse qui démontre combien de fois notre chef de file de l’opposition se fout royalement des conseils-avis des uns et des autres.

Comment peut-on comprendre qu’un prétendant au fauteuil présidentiel dans un pays puisse négliger sa participation à un sommet où des décideurs de ce monde seront présents ? De la pure bêtise si cela ne relève pas de l’inculture politique. Combien de fois ne lui a-t-on pas reproché la pauvreté de son carnet d’adresse?  Pense-t-il que c’est en s’écartant ainsi chaque fois des canaux officiels et des cercles diplomatiques qu’il parviendra à trouver le chemin qui le conduira au fauteuil présidentiel ? Comprenez dès lors que ce monsieur en toute sincérité n’a vraiment pas d’ambition et ne souhaite pas vraiment le pouvoir. Et il ne peut pas en être autrement pour quelqu’un qui ne veut pas voir plus loin que le bout de son nez.

L’histoire politique nous enseigne que, généralement, pour parvenir au pouvoir, il faut avoir des réseaux, des cercles d’amis, un carnet d’adresse bien rempli en dehors du soutien populaire. Si on prend la palette d’opposants en Afrique qui sont parvenus au pouvoir oui qui s’imposent devant leur adversaire, c’est généralement des gens de réseaux. Alpha Condé en Guinée, Patrice Talon au Bénin voisin, IBK au Mali, Roch Marc Christian KABORE au Burkina, Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire. Ce ne sont pas des individus sortis du néant. Ce sont des personnalités qui ont construit leur image d’homme d’Etat en tissant des relations un peu partout sur le continent et ailleurs dans le monde. Le cas qui est d’actualité au Gabon devrait servir de boussole à Jean Pierre Fabre. Jean Ping n’est pas sorti dans la rue avec un jean et une casquette sur la tête défonçant les pavés, il n’a pas fait cinq ans de marche à travers Libreville. Dans les derniers instants de ce combat, c’est son carnet d’adresse qui parle pour lui en ce moment et Ali BONGO tremble dans son coin.

« On s’accommode très bien de la puissance d’un sot qui ne s’est donné que la peine de naître ; on s’en accommode d’autant mieux qu’on espère pouvoir, grâce à sa sottise, le manœuvrer plus ou moins. » Jean Dutourd.
A défaut d’être intelligent, il faut accepter de se faire conseiller !  Pourquoi Jean Pierre FABRE veut-il toujours se comporter en voyou alors qu’il a le choix, à l’occasion de ce sommet, de former un cabinet avec ses compagnons avocats et hommes d’affaires et de travailler sur des propositions concrètes, prendre d’assaut le Radisson Blu, rencontrer d’autres visages, parler au nom du Togo, se mettre dans la peau d’un homme d’Etat, soutirer des cartes de visites, prendre des rendez-vous ?  À quelle logique répond le choix d’aller rester dans la rue au moment où la nature vous offre une tribune politique en or ?  Comment Jean Pierre FABRE, espère-t-il gouverner ce pays un jour alors que toute la philosophie qui sous-tend son action politique se fonde sur la haine, la revanche, bref, sur des valeurs négatives ? En Guinée, Alpha Condé a fait réprimer violemment les manifestants de Cellou Dalein Diallo mais cela n’a pas empêché ce dernier de prendre son courage et ses responsabilités de chef de file de l’opposition pour aller vers le Président et discuter, lui soumettre des propositions concrètes allant dans le sens du développement du pays.
Pourquoi chez nous Fabre ne peut-il pas taire pendant quelques heures sa haine contre le personnage Faure Gnassingbé et aller vers celui qui représente l’Etat togolais pour qu’ensemble ils discutent des choix à faire sur certaines grandes décisions du pays ? N’est-ce pas cela que Nicolas Lawson demandait à travers ses divers appels ?
Le sage change d’avis et le sot s’entête comme un âne. Le Sommet sur la Sécurité Maritime n’est pas une affaire personnelle de Faure GNASSINGBE. Nous tous nous passerons mais la République togolaise restera !


Ce n’est pas tout le temps que je parle ici de l’actualité internationale, mais la situation qui prévaut au Gabon demande qu’on en parle un peu car,  une partie du destin de notre continent se joue là. Et si nous parvenons à déceler le rôle de tous les acteurs  dans ce pays, cela nous aiderait à mieux cerner nos propres limites dans notre quête de développement. afriquele360

Depuis vos postes télé radio, depuis vos écrans d’ordinateur ou même depuis vos smartphones, suivez donc de près l’actualité au Gabon. Analysez les messages des chancelleries étrangères aussi bien occidentales qu’africaines surtout celle des pays voisins.

Analysez le comportement de chaque protagoniste dans cette grave crise qui s’annonce déjà ! Malheureusement, une énième sur notre continent noir peuplé d’être noir avec du sang rouge dans les veines comme tout être humain sur la planète.  Mais ne vous limitez pas seulement à ce que vous regardez ou à ce que vous entendez. Prenez un peu de temps pour décrypter tous ce que vous recevez comme informations, prenez les soins de vous poser quelques questions. Qui dit quoi et fait quoi dans cette crise ?  Pourquoi ? Que cherche-t-il à travers ses déclarations ? Qui vise-t-il ?

Bref il faut disséquer les faits, décortiquer les communications de deux camps en opposition. Lorsque vous aurez fini cet exercice; lorsque  vous aurez trouvé des réponses à ces interrogations,  vous arriverez sans doute à la même conclusion que moi : L’Afrique notre chère Afrique est loin d’être un continent indépendant, malgré  nos beaux discours, nos cantiques nationaux, malgré nos armoiries bien jolies et nos couleurs nationales bien vivantes  !

Non, ne vous faites pas d’illusion sur notre indépendance. D’ailleurs ce n’est pas nouveau. Plusieurs personnes l’on mainte fois affirmé. Nous sommes loin de notre indépendance et l’actualité au Gabon est une nouvelle occasion pour nous en rendre compte. Il suffit de scruter le jeu politique de l’Occident (particulièrement celui de la France et des autres puissances).  Allez en arrière et observez leur prise de position lors des scrutins passés au Gabon et ailleurs…Analysez les, comparez les à celle d’aujourd’hui. Elle est vraiment à géométrie à variable. Certes certains nous dirons qu’on ne saurait avoir une prise de position unique, adaptée à tous les pays, mais sincèrement parlant, la démocratie, les élections doivent-elles être différentes en fonction des pays ?

Sournoiserie, communication ambiguë , discours subversif caractérisent les relations  diplomatiques entre l’Occident et l’Afrique. Voilà un des pays de notre  continent qui est en passe de brûler ! Et pendant ce temps que font les autres chefs cantons de la France ?  Idriss Deby, Denis Sassou Nguesso et Paul Biya ? Ils croisent les bras car jusqu’alors le maître français, n’a pas encore affiché une position claire. On croise donc les doigts et on attend. Pour le moment personne n’ose prendre une décision courageuse. Si la France sermonne plus fort Ali et se montre très ferme en exigeant de lui la reprise du comptage des voix, vous les verrez tous aller immédiatement dans le même sens ! Si la France sort un communiqué pour appeler les deux camps à aller à la table de négociation, eux aussi feront pareil ! Pour l’instant ils attendent, ils savent que la situation au Gabon est pourri, ils ont leur mot personnel à dire mais ils n’osent pas le faire. Même l’UA que présidait Jean Ping est incapable de jouer son rôle. La CEMAC dont fait partie le Gabon, pareil. Ils sont devenus tous muets. Mais lorsque la France dira oui, tous diront oui. Lorsqu’il dira clairement non, ils le feront tous sans exception. Pour le moment étant donné que la France hésite, étant donné que la situation française est alambiquée, ils attendent pour voir.

Mais vraiment où est l’indépendance d’un pays si avant toute décision il faut consulter une autre Nation avec qui on ne partage même pas un centimètre  de frontière ??

L’aliénation mentale de l’homme noir, le conditionnement des peuples  africain a réussi et nous sommes devenus des automates répondant aux injonctions de nos mètres, nos contrôleurs. Incapable de réfléchir par nous même ! Nous sommes tellement manipulé que nous avons perdu la raison devant des situation qui normalement devraient susciter mille question avant toutes prises de décisions. Nous voici devant deux candidats à une élection où chacun sort pratiquement avec le même score (De toutes les manières entre les deux que ce soit Ping qui gagne ou Ali qui gagne, il demeure que personne n’aura la majorité écrasante au point de prétendre gouverner ce pays seul). Et  le plus cocasse dans tous ceci c’est que ce pays compte à peine deux millions d’âmes mais immensément riche, assez riche pour que chaque citoyen puisse trouver à manger et à boire à satiété !  Devant ce cas pourquoi ne pas trouver une solution intermédiaire qui épargne des vies humaines que l’on sacrifie à chaque élection ?  Pourquoi un camp cherche-t-il impérativement à prendre le pouvoir si les richesses sont distribuées équitablement et que les biens du pays sont gérés dans la transparence comme c’est le cas ailleurs en occident ?

Pourquoi ne pas réformer le système politique en désacralisant le poste de la présidence ? Pourquoi ne pas refonder toutes la constitution afin que le pouvoir ne soit plus source de convoitise ? Je crois que là où les efforts devraient  être déployés pour que nous parvenions à la vraie indépendance, à la vraie prospérité personne ne s’en occupe. Je veux parler de l’éducation.

Oui si nous étions suffisamment instruits nous comprendrons que nos problèmes sur le continent noir surtout en Afrique francophone vient de notre héritage colonial. Et un refus de cet héritage serait le début de notre vraie indépendance. Et ce refus ne peut que parvenir de l’éducation. Sans éducation  nous continuerons par être des objets aux mains des autres Nations de cette planète. Ils feront de nous ce qu’ils veulent. Leur parole devant nous vaudra de l’or même s’il s’agit des mots creux vides de sens. Oui Sans éducation nous continuerons à penser et à croire que les autres Nations sont nos alliés qui nous veulent du bien lorsqu’ils nous invitent à faire comme eux !

Sans éducation nous continuerons par avaler tous ce qui sort de ces médias  sans aucun esprit d’analyse. Oui nous sommes mal barrés pour être indépendant avec tous les « garde-fous » que le colon a mis en place pour qu’on ne lui échappe point. Oui nous sommes encore pieds et poings liés et rien ne semble indiquer que dans un avenir proche nous pourrons nous libérés. Sans éducation un peuple est prêt à verser son sang pour le « bonheur » d’un homme qui ailleurs mériterait la guillotine. Si vraiment la fameuse communauté internationale souhaitait le bonheur du peuple gabonais, il y a fort longtemps qu’elle aurait demandé à Ali BONGO et à Jean PING qu’ils ne sont plus qualifiés à diriger ce pays riche qu’ils ont tous deux eu à gérer d’une manière ou d’une autre pendant plus quarante années. Quelle malédiction pour notre continent ! Aujourd’hui c’est le Gabon, demain ce sera la RDC, un autre cas où les réseaux  d’influence et d’intérêt ont pris tout le peuple en otage.

Lorsque nos populations ouvriront  les yeux, lorsque le voile de l’ignorance sera déchiré, l’Afrique connaîtra alors une vraie indépendance, mais peut-être en ce moment-là, il ne restera plus rien dans nos entrailles, dans notre sous-sol,  ils auraient déjà tout pillé !

Bref, bon week-end à tous ! Surtout au peuple gabonais.


Pour un homme politique d’un niveau donné, on ne peut pas se permettre de blatérer et de déblatérer dans tous les sens comme un goujat. On dit souvent que les mots représentent pour un homme politique l’arme de séduction la plus avancée et la plus perfectionnée. Pour convaincre, il faut raffiner son discours, pour attirer un public vers soi, il faut tenir un discours qui l’interpelle.Vous avez beau être milliardaire et faire l’aumône 20 fois par jour, si vous n’avez pas un discours qui enchante, des mots plaisants, ne soyez point étonné de vos scores lors des différentes compétitions électorales.

Heureusement que l’actualité internationale nous offre la chance de remarquer davantage l’influence de la communication dans le jeu politique. Aux Etats-Unis, le richissime Donald TRUMP illustre à plusieurs titres ce que nous venons de dire plus haut. Le monsieur avait tout pour réussir mais malheureusement il a un discours politique qui le condamne à l’échec avant même le début des élections.

Au lieu de collectionner des soutiens et de séduire, le candidat à la Maison Blanche collectionne bavures, dérapages et indignations ! A le suivre de prêt, on peut imaginer tout simplement que le monsieur choisit mal ses expressions et que tout ce qu’il affirme ne traduirait pas réellement ce qu’il a dans son cœur.  Malheureusement pour lui il en subira les conséquences car dans la vie politique tout ce qui est dit publiquement ou en privé est comptabilisé pour son auteur. Ceux qui ont compris pourquoi il faut soigner son discours politique parviennent facilement à séduire même dans les rangs des adversaires !

Ce qui n’est pas le cas de dame Isabelle AMEGANVI coutumière d’un langage grossier et mensonger comme c’est le cas d’ailleurs de ses compagnons du parti ANC. Comment voulez-vous séduire une couche sociale si dans vos discours vous utilisez des expressions et des mots qui heurtent la sensibilité ?  tchokoutou togo

« Je suis lessivée, ahurie, et épuisée par le comportement de nos collègues de UNIR qui nous faisaient croire à un moment sous un hangar d’une revendeuse de tchouk ». Des propos tenus par la député ANC le soir du vendredi 05 Août 2016. C’est scandaleux ces genres de propos venant d’un leader politique. Qu’est ce qui a pu la motiver à tenir un tel langage, susceptible de frustrer une partie de l’opinion ?  Ailleurs ces affirmations mériteraient des explications voire des excuses comme nous le soulignions plutôt dans cette publication  : « Isabelle Ameganvi doit des excuses publiques au peuple togolais ». 

On ne peut pas dans un pays comme le nôtre avec toutes ses réalités tenir un discours public sur un sujet aussi sensible en usant des métaphores aussi dangereuses que péjoratives. Isabelle AMENGAVI : les cabarets de tchouk ne sont pas ce que vous pensez qu’ils sont ! Les cabarets de tchouk représentent pour un peuple à forte tradition orale ce que représentent pour les occidentaux les salons de discussion. Se rendre dans un cabaret de tchouk ce n’est pas seulement aller et vider des calebasses de cette boisson. Le cabaret de tchouk c’est toute une forme de socialisation diront les ethnologues et sociologues. C’est le lieu par excellence, pour apprendre, échanger, familiarisé. Comme le soutient  l’universitaire  Cyprien Coffi AHOLOU dans un article scientifique intitulé « Construction identitaire et urbaine autour du cabaret à Lomé (Togo) »  paru dans la revue française  Hommes & Migrations 2010 (n° 1283)  : « les cabarets [de tchoukoutou] sont non seulement des espaces de socialisation des nouveaux migrants, mais également, du fait de leur fréquentation par des citadins originaires d’autres régions que le Nord, des lieux de visibilité du processus dialogique de reconnaissance dans la vie quotidienne. Dans cette optique, la consommation du tchoukoutou par d’autres communautés urbaines pourrait conférer à cette boisson une fonction de médiation, donc de rapprochement entre les diverses communautés urbaines de Lomé. Il s’agit d’un enjeu politique important dans les pays africains très jeunes où l’identité nationale est encore une construction instable.»

Qu’on ne vienne pas nous raconter de n’importe quoi, Isabelle AMENGAVI a besoin de quelques cours d’ethnographie et de sociologie si vraiment elle aspire gouverner un jour tout l’ensemble du Togo. Aussi il leur  faudra, elle et son parti, adopter une nouvelle posture dans leur manière de communiquer avec le public et dans leur manière de se représenter les autres communautés de ce pays. Une exhortation qui n’est pas très éloignée des rappels à l’ordre adressés à Donal Trump suite à ses dérives  envers la communauté  musulmane.