Comme il fallait s’y attendre, les hommes politiques en soutane sont sortis de leur réserve pour prendre position dans la crise politique de l’heure dans notre pays. Mais malheureusement la sagesse et la  lumière qu’ils devaient apporter aux fils et filles de la Nation, s’est muée en un épais brouillard pour l’ensemble du peuple togolais qui n’a pas encore oublié le rôle confus joué par l’église catholique dans l’histoire du Togo.

« Et toi, fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part. Si je dis au méchant : “Tu vas mourir”, et que tu ne l’avertis pas, si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang. Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite, et qu’il ne s’en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie ». (Ezéchiel 33,7-9).

C’est à travers ce passage biblique que les hommes en soutane de notre pays annoncent la teneur de leur déclaration. Sans passer par l’exégèse de ce passage biblique, n’importe quel citoyen peut facilement appréhender  le fond de la pensée des prélats qui en d’autres termes, accusent directement les autorités et l’armée togolais d’être des «méchants».

Hypocrisie ! c’est justement le problème togolais qui se reflète à travers cette posture qui consiste à vouloir chaque fois plaire à un camp, à vouloir toujours regarder d’un côté, dans une crise qui a toujours opposé deux  parties.

Nous n’avons nullement pas l’intention ni la prétention d’apprendre la sagesse à nos hommes de Dieu mais leur sortie d’hier ne ressemble point à une réaction venant des gens  à qui il a été donné le pouvoir de conduire des hommes. Cette déclaration pouvait venir de partout mais surtout pas des évêques, des hommes de Dieu censés normalement être  au-dessus de la mêlée !

La crise actuelle que traverse notre pays n’est pas une affaire d’un seul camp !. Les réformes sont une volonté de tous mais comment les faire si aucune des parties opposées ne veut faire de compromis ? Voilà la question à laquelle les prélats étaient censés nous trouver des solutions même miracles, si tant est qu’ils sont  réellement habités par la foi de Dieu.

Par quel chemin, les autorités du pays pourraient-elles faire les réformes si au parlement aucune partie engagée ne veut faire des concessions ? Le peuple auquel tout le monde fait référence est-il celui qui est dans la rue ? Le Peuple togolais dont parle le prélat est-il celui qui assiste au culte catholique tous les dimanches ? Et là encore… Ou bien c’est l’ensemble des togolais sans distinction d’opinion ni religieuse ni politique ?

 Les hommes d’église par la voix de ces «illustres » représentants avaient l’occasion de montrer leur degré de détachement par rapport aux querelles politiques  en conviant tous les acteurs à une vision plus sereine et globale de la notion politique plutôt que de prendre ouvertement partie en présentant l’autre comme le méchant à abattre pour que la paix revienne.  Faut-il encore rappeler à nos prélats que personne au Togo, y compris les miliaires, n’est opposé aux Réformes ?

 Les Évêques exhortent, en particulier, l’Armée à adopter une attitude républicaine de neutralité en évitant toute immixtion dans le débat politique, conformément à notre Constitution. De même, ils invitent les responsables des Institutions de la République à éviter d’afficher publiquement leur appartenance politique.

Que voudrait dire explicitement Mgr Benoît ALOWONOU au sujet des corps habillés ? Etre Républicain dans le langage de l’église voudrait-il dire qu’il faut observer les manifestants casser et détruire les casernes militaires sans réagir ? Ou regarder sans réagir des manifestants piller des magasins, ou briser les voitures des passants lors des manifestations ? Adopter une attitude républicaine pour un militaire, c’est de se laisser délester ses armes par des manifestants et puis aller se cacher ?

Dans l’église catholique, n’existe-t-il pas des lois, n’y a-t-il pas des services d’ordre ? Pourquoi ces lois et pourquoi des hommes pour les faire respecter même jusqu’au sein de l’Eglise ?

Nous avons tous été témoins du bras de fer qui a conduit à des dérapages lors des manifestations. Le Togo comme tout pays a des textes qui réglementent l’exercice des manifestations publiques ? Pourquoi l’Eglise Catholique à travers la voix de ses représentants, voudrait nous faire croire que les forces de l’ordre du Togo n’ont pas pour vocation d’assurer la sécurité des biens et des personnes partout sur l’étendue du territoire ?  Des armes ont été emportées à Sokodé et tout le commissariat de police de la ville a été brûlé.  Les évêques voudraient-ils donc  encourager la réédition de ces événements ? Pourquoi avoir fait silence sur ces cas extrêmement graves dénoncés même par les organisations internationales  de droit de l’homme?  Les militaires togolais sont-ils des animaux qui ne méritent pas considération aux yeux du clergé ?

 « De même, ils (les évèques du Togo) invitent les responsables des Institutions de la République à éviter d’afficher publiquement leur appartenance politique. »

Qu’est-ce que le clergé voudrait insinuer par-là ?  Que le Premier Ministre togolais ne devrait point être dans la rue pour soutenir la paix dans son pays ? Ou c’est une insinuation suite aux informations infondées distillées par une certaine presse quant à la présence de Monsieur Abdou Assouma dans la  manifestation du 20 Août passé ? Si tel est le cas, il faudrait que tout le peuple togolais convienne que l’Eglise Catholique de notre pays est devenue un rassemblement d’arlequins qui agissent au gré des rumeurs et fausses informations collectées dans la rue et les réseaux sociaux.  On se demande si ces évêques ne vivent pas sur une autre planète ! Sinon comment comprendre que pendant qu’ABDOU ASSOUMA porte plainte contre les journalistes qui ont publié ces fausses informations, eux, les évêques, viennent en rajouter à la désinformation ?

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D’ailleurs au nom de quel principe politique ou religieux, on peut essayer d’interdire à un homme qui est au pouvoir (un Premier Ministre) de ne pas afficher clairement son appartenance politique ? Surtout dans un contexte où le pays virait vers le chaos ? Pourquoi vouloir contraindre les autres à l’inaction alors que les événements du pays ne pouvaient point permettre à un homme de diriger sereinement ?  Pourquoi vouloir contraindre au silence ceux qui ont droit au débat politique alors qu’eux autres qui ont l’obligation de réserve, sortent publiquement pour prendre position comme s’ils étaient des politiciens engagés?

« Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs »  nous avertissait le Seigneur Jésus dans Mathieu 7 : 15.  Aux togolais de méditer cette parole de Dieu et de se demander pourquoi aujourd’hui cette église se dépeuple de jour en jour. Pourquoi les hommes en soutane n’inspirent plus confiance ? Invitation leur donnée de se mirer dans la citation ci-après : «Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais ». Qu’ils sachent que les fidèles qui viennent souvent se placer devant eux pour écouter leur prêche, ne le font pas pour la beauté de leurs yeux. Ils le font par obéissance et soumission à la parole de notre Seigneur qui est un Dieu de l’ordre ; celui-là même qui a doté l’Homme de discernement et qui l’a prévenu à juste titre : « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? » Mathieu 7 :16.  

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Voici une petite idée d’un ami informaticien à propos de la journée d’aujourd’hui dans notre pays où on a vu deux types de togolais sortir dans la rue. Informaticien qu’il est, il a caricaturé  la situation politique du pays sous l’angle de l’évolution des technologies et donc des connaissances.

La Constitution de 1992 que réclament aujourd’hui certains togolais s’apparente pour lui en tant qu’informaticien  au premier système d’exploitation MS DOS développé par Microsoft pour IMB.

Aujourd’hui ce système a considérablement évolué voire  disparu pour laisser place aux des systèmes d’exploitation plus performants. Ceux qui la revendiquent aujourd’hui sont souvent des personnes qui l’ont voté en 1992 et  qui aujourd’hui ont au minimum 45 ans. C’est cette constitution de 1992 qu’il appelle  Constitution 1.9 ou Constitution MS DOS

 Ceux qui l’ont voté et qui l’a défendent sont en majorité des personnes du troisièmes âge. Monseigneur KPODZRO par exemple qui l’a soutenu bec et ongle, Jean Pierre, Fabre, Tikpi ATCHADAM, Brigitte ADJAMAGBO ? AGBOYIBO, Aimé GOGUE bref tous les leaders de l’opposition sont des gens du temps où l’ordinateur était à ses premiers balbutiements. Leur constitution rédigée à l’époque est donc une Constitution MS DOS.

Le MS DOS,  demandé aux jeunes férus des nouvelles technologies, ils vous diront qu’ils n’en savent pas grand-chose.  Mais l’Internet ou l’Android, ils vous donneront toute une foule de connaissance à ce sujet.

Pendant que les nostalgiques du temps de la Conférence  marchent pour la constitution 19. Ou Constitution MSDOS d’autres togolais ceux-ci plus ouvert aux réformes marchent aussi pour faire évoluer la constition 1.9 vers une nouvelle version : Constitution 2.0. ou constitution Android

Et on remarque que ce sont des jeunes dynamiques assez ouverts qui veulent avoir des textes qui répondent aux questions de leur temps. En 1992 quand l’ancien PM Agbeyome pleurait par exemple au cours de la Conférence Nationale, il n’y avait pas les téléphones portables, il n’y avait pas d’internet.

Or aujourd’hui notre vie passe essentiellement par ces deux éléments. Ce qui fait dire à mon ami informaticien que la constitution que veulent le camp du parti au pouvoir est une constitution 2.0 c’est-à-dire une constitution d’actualité, une constitution mise à jour. Et qui réponds aux problèmes de ce temps dont l’un le plus important est le renouvellement de la classe politique.  Comment comprendre que des politiciens qui demandent aux autres de quitter le pouvoir à cause de leur longévité ne veulent pas admettre une clause dans la constitution qui résous définitivement ce problème à tous les postes électifs (Président et Députés) ?

Donc la constitution que propose le gouvernement et qui est la constitution 2.o est selon mon ami informaticien toujours comparable au système androId. Voyez vous Android c’est partout et accessible à n’importe qui. Avec 10 mille francs cfa tu as un portable android. C’est ce qu’est la constitution actuelle qui permettra à tout le monde d’avoir une chance d’être soit député, soit sénateur soit Président. Après dix ans ce qui est sûr il y aura de nouvelles têtes ! Automatiquement c’est une chance de plus pour tout le monde. Et puis la constitution actuelle répond aux normes de bonnes gouvernances qui exigencent par exemple un scrutin à deux tours. Et la technologie s’invite beaucoup dans le processus électoral. Alors pourquoi les opposants veulent toujours restés en marge de l’évolution.

Aujourd’hui la majorité des togolais, des jeunes ont un portable android. Pourquoi ne pas leur donner la chance eux aussi de marquer leur temps en disant dans vingt ans : cette constitution nous avons contribué nous aussi à la reformer pour qu’elle s’adapte à notre temps.

  Tout est en constante évolution et nous devons toujours nous adapter.   Revenir à la constitution de 1992 alors qu’on sait qu’elle a été votée dans un contexte de tension et de défiance c’est accepter, de façon symbolique, ramener notre pays en arrière.

Monseigneur KPODZRO connait-il aujourd’hui les nouvelles préoccupations de la jeunesse ? Sait-il quand même qu’ailleurs on réforme les constitutions pour les adapter au temps ?  Bref je m’interroge lorsque nos grands parents au lieu de laisser les jeunes décider de leur avenir s’invitent toujours dans le débat en cherchant pas à écouter mais à imposer ! bref …!

Quand je quittais mon ami informaticien, il a demandé expressément que nous récitions une prière pour que Dieu éclaire les uns et les autres dans cette épreuve ; et c’est le Notre père qu’on a sorti comme d’habitude. Mais n’ayant plus  mis pied à l’église (Dieu me pardonne), je lui ai laissé seul, reprendre à haute voix la prière. Et mais à mon grand étonnement je remarque que quelque chose a changé dans cette prière que nous avons toujours récitée. Je lui ai posé des questions et il m’a juste dit que depuis quelques années, l’église catholique a décidé de modifier cette prière. Pourquoi ? Tout simplement parce que les hautes autorités ecclésiastiques du monde se sont rendues à l’évidence que cette prière telle qu’elle était, ne répondait pas réellement à ce que l’Eglise voudrait demander à Dieu à travers elle.

 


03 Août 2017, Jean Pierre FABRE chauffe un peu sa troupe dans la rue avant de prendre l’avion pour  avec dans son sac des arguments costauds pour séduire quelques personnalités,  benêts par ailleurs,  de la diaspora et le lot des «exilés politiques» togolais de tout poils que  compte l’Europe.

Il faut au passage dire qu’entretemps, la politique dans notre pays offrait des arguments solides pour les dossiers d’immigration à nos frères qui voulaient  s’envoler vers d’autres cieux. A l’époque, avec l’UFC, beaucoup ont pu quitter le pays  avec la complicité de Jean Pierre FABRE, Isabelle AMEGANVI et Eric DUPUY vers qui les services d’immigration européens venaient très souvent pour confirmer les faits allégués par ces togolais candidats à l’exil. Je vous laisse deviner tout le trafic qui a eu lieu durant cette époque …. Avec de faux rapports présenté   avec ces blancs naïfs il suffisait de dire qu’on est persécuté par le timonier d’à l’époque qu’immédiatement on vous laisser passer. L’Internet n’était vraiment accessible et les informations étaient difficiles à recueillir sur place. Les services d’immigration n’avaient donc pas le choix de prendre pour vérité ce qui sortait de la bouche des leaders de l’UFC à l’époque. Difficile de donner avec exactitude le nombre de ceux qui ont réussi à immigrer par ce mécanisme mais ils sont sans doute des milliers. Aujourd’hui avec la normalisation de la vie politique dans notre pays, se servir de cet argument pour obtenir un visa est très difficile et d’ailleurs ceux qui y habitent déjà sont sous la menace d’un éventuel renvoi vers le Togo. Du coup vous comprenez que certains voient d’un mauvais œil  une  quelconque stabilité au pays ! Et vous comprenez aussi pourquoi ils sont prêts à envoyer 50 euros, 100 euros à quelques personnes ici en les incitant à la violence, aux manifestations bruyantes soit disant pour réclamer leur liberté…pour après récupérer images et photos si possible faire des montages avec des images d’ailleurs et se pointer devant ces blanc afin de leur prouver qu’il  y a crise au pays et  qu’il n’est pas bon de les renvoyer …Ce n’était qu’une parenthèse

Je disais donc que le 03 Août passé, Jean Pierre FABRE avant de prendre le vol pour l’Europe, a organisé une manifestation dont l’objectif était de montrer donc à ses futurs interlocuteurs en Europe qu’il restait toujours le maître de terrain. Fo Jean Pi fait lui-même la sensibilisation, il descend en ville et distribue des tracts invitant hommes, femmes   et enfants à venir l’écouter au bas-fond du Collège Saint Joseph.

Le jour du meeting aux premières heures, la faible mobilisation des ses partisans l’oblige à faire recours à la recette gagnante du parti au pouvoir qui est l’IMPORT EXPORT. (C’était difficile à croire mais c’est ce qui fut fait, que les temps ont bien changé !). Malgré cela l’objectif d’une mobilisation monstre n’est pas atteint. Bon an mal an, il quitte Lomé persuadé de demeurer le seul et unique leader avec une popularité incontesté malgré les premières gesticulations du PNP de Tikpi ATCHADAM qui a annoncé des manifestations inédites dans tout le pays.

En réalité le meeting du 03 août du CAP 2015 ne visait qu’à envoyer un message à l’homme de Sokodé : Lomé reste et demeure le fief de Jean Pierre FABRE même en son absence…

Samedi 19 août 2017, jour de manifestation du PNP dans plusieurs villes du pays. Si à Sokodé Tikpi  est sûr de mobiliser ses frères et sœurs, à Lomé à part Zongo la manifestation risque de passer inaperçu si elles se déroulent sans anicroches. Un bras de fer s’engage avec le ministre de la sécurité sur l’itinéraire des marches. Conséquence pluies de gaz à Lomé et violents affrontements à Sokodé avec deux morts. Automatiquement les projecteurs sont braqués sur le pays, les médias du monde entier se retournent vers notre pays et cherchent à connaître les acteurs en jeu. TIKPI ATCHADAM est immédiatement propulsé sur la scène politique nationale et international   (au passage je conseille à ces politiciens qui veulent sortir de l’ombre de suivre le concept ATCHADAM qui se résume a instrumentaliser quelques jeunes pour provoquer mort d’hommes dans une manifestation, la recette marche à 98%).

Tout le monde ne parle que de lui, sur les réseaux sociaux ça gazouille ! TIKPI ! TIKPI ! TIKPI !

Mais surpris, par la tournure les évènements à Sokodé où nombre de ces militants ont fait preuve d’une bestialité démesurée  sur le force de l’ordre et par cette soudaine attention sur sa petite personne,  Tikpi panique ! C’est vrai pour un baptême politique, se retrouver avec deux cadavres sous la main alors qu’on aurait pu l’éviter,  ce n’est pas vraiment bon signe même si les couleurs (rouge) et symbole (chevalier, la guerre) du parti PNP parlent du sang et de la mort.

Sur les antennes ses revendications se résument au retour de la constitution de 1992 et au vote de la diaspora. Pendant ce temps Jean Pierre FABRE, en France, observe la situation avec inquiétude. La côte de popularité de Tikpi continue de grimper.

 Brigitte AMEGANVI (petite sœur d’Isabelle AMEGANVI) membre de Survie, aille marchante de l’ANC,  sollicite le service Afrique de TV5 Monde. Sur la télé elle marmonne lorsqu’il s’agit de parler du PNP et de sa soudaine popularité. Fabre lui-même en fait autant sur les médias étrangers. Il n’avoue pas clairement avoir été   racheté par l’appel de Tikpi ATCHADAM qui lui permet de se repositionner. A la faveur des manifestations du 06 et 07 septembre dernier où il s’est retrouvé pour une première fois avec le jeune tribun, Fabre a compris qu’il ne pouvait s’offrir un second souffle qu’en opérant  un virage à 180° c’est-à-dire s’approprier les revendications de Tikpi ATCHADAM :  le retour à la constitution de 1992.

 

Et c’est ce qui fut rapidement  fait: désormais Jean Pierre FABRE  ne parle plus de la mise en application de l’APG ni des réformes mais du retour à la constitution de 1992 et de la démission du Président de la République.

Pour esquiver les potentielles critiques contre ce revirement extraordinaire, toton se cache sous la formule consacrée de notre chère opposition : « c’est le peuple qui demande ».  Quand même monsieur FABRE !

Bien que le gouvernement ait montré sa bonne volonté à opérer les réformes, Fabre s’en tient seulement au retour de la constituions de 92 avec le départ immédiat de Faure au pouvoir. Se faisant il est parvenu par ce jeu à revenir sur la scène politique alors qu’il était déjà au cimetière.

Mais durant combien de temps parviendra-t-il a tenir avec une telle revendication ? Le retour à la constitution de 1992 avec effet immédiat qui est la revendication de Tikpi ATCHADAM comporte un gros piège ! Fabre le sait il ? Non sinon il avait évité de la récupérer car son avenir politique dépendra du résultat qu’il aura obtenu. S’il réussit il sera requinqué et officiellement célébré comme Grand homme politique, s’il échoue, c’est la RETRAITE forcée car plus personne ne lui fera confiance. Là Tikpi ATCHADAM ressortira de son silence pour reprendre le combat politique. Et avec les législatives qui s’annoncent c’est un nouveau paysage qui va se dessiner.

Un conseil à Jean Pierre FABRE : tu as encore la possibilité de sortir de ce piège dans lequel Tikpi t’a poussé : il t’a fait croire qu’il t’a ressuscité d’entre les morts, mais avant de monter aux cieux, s’il te plait essaie au moins d’obtenir la limitation du mandat pour le peuple !  Le reste Tikpi lui pourra.  Au moins tu auras sauvé ta carrière politique en mettant un ton actif de la loi pouvant donner la possibilitéà tout citoyen, d’être sénateur, député, président !

Jean Pierre FABRE !

Jean Pierre FABRE !

Jean Pierre FABRE !

 


La semaine qui vient de s’écouler a été assez riche en actualité sur le plan national. La manifestation organisée par le parti pouvoir le mardi 29 aout passée aura été principalement celle qui a nourri les débats sur les médias et les discussions en ligne et sur les réseaux sociaux.

Des analyses à fleur de peau des pseudos politologues aux exposés superficiels d’une bonne partie des journalistes, la Présence du Premier Ministre dans la rue le 29 aout passé a été aperçu comme une incohérence, une erreur d’un homme d’Etat qui était supposé resté en marge de cette manifestation (sic).  Même certains hommes politiques, comme Gerry Taama  candidat aux présidentielles de 2015 s’est associé à la vague des condamnations, contribuant du coup à faire croire aux uns et aux autres que notre premier ministre n’avait pas sa place au cours de la manifestation du 29 Août.  Revenons sur terre et voyons de quoi il était question ? Pourquoi la marche du 29 Aout 2017.

Cette marche organisée par le parti au pouvoir avait pour but de manifester l’attachement du parti UNIR aux instituions de la république et surtout appeler l’ensemble de la population togolaise  à mettre un terme aux discours de la haine qui menace la cohésion sociale.

Pour comprendre la posture  de Monsieur Klassou Komi Selom il faut donc inscrire la marche dans le contexte national et international et surtout ne pas la   l’apercevoir comme un simple problème de famille politique.    Le contexte actuel de notre pays ne pouvait laisser personne indifférent surtout à commencer par le premier ministre, les responsables de ce pays qui ont la responsabilité des vies, des millions de vie, entre leurs mains.

Depuis des semaines les réseaux sociaux sont devenus des dépotoirs et les applications de messagerie instantanées ne véhiculent que ce qui détruit. …(passons vous les avez tous car vous avez ces audio et autres messages sur vos portables)

Comment rester indifférent devant cette flambée de violence? Comment pensez vous qu’un ministre puisse être tranquille dans son bureau alors des messages à caractère ethniques circulent  sur whatsapp ? Le premier ministre et son gouvernement avaient-ils le choix du silence devant la montée des réflexions  et messages à la limite jihadisste sur les réseaux sociaux.

Pire certains se  sont permis de ressortir dans leur propos certains signes de l’Etat Islamique en priant ALLAH de leur donner l’occasion d’attraper le Ministre YARK et de l‘égorger !

Des manifestations politiques où les gens criaient  d’une mélopée dans une chanson d’Allah Akwbar qui se soldent par la destruction des édifices publics notamment le commissariat de police  et toutes les armes emportées. Non chers compatriotes, souffrez que  le premier Ministre et son gouvernement descendent dans la rue pour dire non à cette forme de politique. Puisque ces évènements sont arrivés dans le cadre d’une manifestation politique.

Le Togo est un pays laïc et il doit le demeurer. Et la politique doit se faire dans la non violence. On ne peut pas attendre que le pire arrive avant de réagir. Au-delà des actions entreprises pour que la paix soit préservée et que la sécurité à tous soit garantie, il était bien normal que le Premier Ministre montre au peuple togolais tout entier et à la communauté internationale qu’il reste entièrement attaché à la culture de la tolérance et que la politique dans notre pays doit rester loin des questions ethniques et religieuses.

Il fallait le faire pour éviter que le pire n’arrive.

Ailleurs, les dirigeants n’ont pas  pris de la ctte hauteur pour percevoir très tôt les menaces qui les guettaient et aujourd’hui ils courent désespérément derrière la paix.  Je veux parler ici du Mali et surtout de la Centrafrique et nous savons-nous comment la situation de ce pays a basculé.  Présentement les Musulmans et les Chrétiens de ce pays continuer de s’entretuer. Allez voir comment ça a commencé.

Nous pensons que les évènements d’ailleurs doivent nous servir de leçon. Il ne faut pas attendre que la situation nous échappe avant de réagir. La PAIX tout comme le bonheur, on la reconnait que lorsqu’on la perd.

Ces messages qui s’échangent sur les réseaux sociaux où on entend clairement une communauté s’attaquer directement à une autre ne doivent pas être considérés comme des blagues.    Les guerres sur le continent africain ont toujours tourné autour de la fibre ethnique.

Alors, lorsque les gens sans aller au fond du contexte, sans prendre de recul condamnent la présence du premier ministre dans les rues le 29 aout  c’est qu’ils font preuves d’une immaturité en matière de conduite d’hommes.  Le Togo compte  environ 07 millions d’habitant. Et à tous les autorités doivent garantir quotidiennement paix et sécurité.

A supposer que demain Fabre soit président du pays, et que des messages à caractère haineux et ethnique fusent, pensez vous qu’il aura le sommeil tranquille ?

Non. Après les gesticulations des premières heures, prenons un peu de la hauteur pour  appréhender certains sujet pour ne pas paraître ridicule surtout en tant que leader d’opinion.  Deux semaines avant cette manifestation, en Espagne, c’est tout le peuple espagnol qui était sorti pour rejeter la montée du terrorisme dans le pays. Et c’est d’une manière soudée que la classe politique espagnole l’a fait.  En France, en Allemagne et ailleurs lorsqu’il y a un évènement grave qui compromet la sécurité, la paix dans le pays, ce sont les premiers responsables qui descendent dans la rue.  Pourquoi chez nous le Premier Ministre doit il s’enfermer dans son bureau alors qu’il voit son pays glisser vers un danger ?

Ceci est aussi valable pour ceux qui ne comprennent pas la descente des militaires dans la ville de Sokodé . Le citoyen lambda n’a  ni la culture ni le flair militaire pour prétendre avoir l’apanage de l’appréciation des menaces qui peuvent peser sur lui.  Des armes sont dérobées et sont jusqu’alors introuvables.  Si vous étiez à la place des forces de sécurité, que feriez-vous ? Allez dormir ? Ou descendre sur le terrain pour rechercher les armes et débusquer ceux qui les ont prises afin de connaitre leur intention précise ?

Nous évoluons dans un contexte international marqué par la montée du terrorisme il ne faut pas l’oublier. Et il ne faut non plus ignorer les cas de braquage et de coupeur de route qui sévissent justement dans la partie septentrionale du pays.  Retrouvez ces armes devrait être la priorité et l’affaire de tous les togolais. Personne n’est  l’abri du mal que ces armes peuvent causer.  Attention, c’est très fragile !


C’est le moment de NOUS dire certaines vérités.

Le Togo est un pays qui vient de très loin en matière politique avec ses corollaires de violences et d’agitations….

Depuis quelques années la situation a considérablement changé. Ceci  n’est pas une constatation d’un partisan mais une conclusion générale qui s’impose dans une analyse sérieuse et objective.

Le Togo des années 90 n’est plus celui de 2010. Nous avons fait beaucoup de progrès en matière démocratique. Passons.

Mon coup de gueule cet après midi se rapporte à l’appel délibéré à la violence, à la haine ethnique que l’on note depuis l’irruption du PNP sur la vie politique togolaise. Qui dit PNP dit diaspora. Le PNP sans la diaspora ne serait qu’une coquille vide.   Le  discours politique et l’agenda politique de ce parti tourne autour de la diaspora tout comme son action médiatique qui est essentiellement portée par elle (la diaspora). (Précision importante : quand je parle de la diaspora, ce n’est pas tous les togolais vivant à l’extérieur, j’indexe particulièrement ceux qui ont surfé sur la vague des violences politiques pour s’exiler, ils se connaissent passons)

C’est donc  cette diaspora   qui fait feu de tout bois aujourd’hui encourageant les togolais à s’entretuer.

Et dans sa stratégie, elle n’hésite pas à faire usage de la désinformation et de la violence invitant les autres togolais restés au pays à faire le sacrifice pour se libérer d’une dictature qui n’existe que dans leur entendement. Certains dans leur folie disent « On ne fait pas d’omelettes sans casser les œufs »  ceci pour dire qu’on ne peut pas obtenir les réformes constitutionnelles et l’alternance sans briser la vie des concitoyens. C’est très bon tout cela s’ils étaient au premier rang des manifestations.

Et c’est là que j’estime qu’il est temps de se dire une certaine vérité. Pourquoi subitement ces exilés politiques s’agitent et exhortent les togolais à se massacrer ? Allant jusqu’à faire des audios sur Whatsapp demandant à la population de fuir le pays car le vendredi serait un enfer pour ceux qui resteront ?

Voyez comment ils sont sans cœurs ces hommes et femmes que nous appelons frères et qui sont dans la diaspora ?

Pourquoi  mentir, pourquoi monter les togolais contre les autres, pourquoi exciter les togolais à la violence ?

La réponse elle est toute simple. Ces frères togolais qui ont usé de tous les subterfuges pour se rendre en Occident ont aujourd’hui pris de l’âge. Ils ont la nostalgie de revenir au pays. Mais ils sont confrontés à un problème. Que faire à Lomé ou à Sokodé, à Kara ou à Dapaong pour continuer par mener une vie confortable comme celle qui ont connu en Europe ? Comme vous le savez ces messieurs et dames qui reviennent de l’occident se considèrent toujours comme des « grands togolais » et donc ne peut plus faire n’importe quel boulot ! avec ce statut de « Venus de Yovodé », il n’est pas question   de venir servir dans les petits métiers comme s’ils étaient en Europe. Que faire donc une fois rentré au Pays ?

Pour eux il faut tout simplement faire de la politique, pousser les togolais à entre-déchirer dans l’espoir de  tomber l’équipe dirigeante au Togo.  Une fois que c’est fait alors ils peuvent espérer  revenir et jouer aux supers intellos.

Alors vous comprenez que pour eux leur salut ne viendra que du départ de Faure Gnassingbé au pouvoir. Raison pour laquelle vous noterez une différence dans les revendications : Pendant que tous les togolais souhaitent les réformes  constitutionnelles et  l’alternance dans la paix, eux ils veulent le DÉPART IMMÉDIAT de Faure au pouvoir, peu importe la quantité de sans à verser. Le départ immédiat de Faure au pouvoir qui signifie pour eux l’accession de leur mentor à la magistrature suprême qui en guise de récompense leur distribuera des maroquins et les nommera à des postes juteux ….C’est un aspect de la situation qu’il faut prendre en compte pour comprendre l’agitation et l’appel à la violence de la diaspora.

De façon brève ; Ils ont passé toute leur vie active à l’Etranger  et durant leur séjour ils  ont mal orienté leurs investissements. Pour beaucoup il fallait se faire construire une belle maison au pays. Ils ont donc mis tous les moyens pour se construire des luxueuses villas dont les coûts dépassent aujourd’hui les centaines de millions.

Regardez dans les quartiers à Lomé, à Sokodé à Kara et ailleurs, toutes les belles villas sont en majorité construites par les togolais de la diaspora.

Une bonne chose après tout, car cela change le paysage du pays. Mais était ce cela le premier investissement à réaliser surtout pour ceux qui nourrissaient l’espoir de revenir au pays après une aventure en Europe ? Est ce qu’il fallait investir dans l’acquisition des terrains et maison à des prix et exorbitants à Lomé et à y loger des frères et sœurs à qui on envoie en plus à chaque fin des Western Union et des Smartphones ?

Maintenant que l’heure du retour à sonné ils se  demandent ce qu’ils peuvent faire une fois au pays pour continuer par vivre dans le confort.

Construire une maison c’est bon dans la vie ! Mais il fallait aussi penser par  lancer une petite entreprise pour gérer et gagner de l’argent à long terme une fois de retour.Au lieu d’envoyer des portables à vos frères, il fallait mobiliser penser les envoyer des petites unités pour transformer les productions locales. Au lieu de ramener du whisky dans vos valises comme des colons, il fallait penser installer des distilleries, recruter des gens pour faire du vin de palm et aussi l’exporter vers d’autres régions.  

Voyez-vous ! Même une simple entreprise de transformations de tomates (ce que tous les togolais achètent au quotidien) vous êtes incapables de l’offrir à vos frères et parents pour les aider efficacement alors que vous qui affirmez fièrement que vous êtes en Europe où ce sont les initiatives privées qui font avancer les pays. 

Citez moi quelques entreprises que vous, qui chialez au sein de la diaspora, avez implanté au Togo pour que lorsque vous serez de retour, vous puissiez les diriger ?

Vous prenez les autres qui sont restés au pays pour des cons ou quoi ?  Chose plus surprenante, chaque jour, vous découragez, vous  dénigrez ceux parmi vous qui ont  des initiatives entrepreneuriales  et qui répondent à l’appel du gouvernement.Aujourd’hui  vous lancer des appels  aux pauvres citoyens à se jeter dans la rue afin de mettre dehors des hommes et des femmes restés au pays pour bâtir le Togo en dépit des difficultés. Pour que vous reveniez enfin  occuper la place et jouir des prébendes de l’Etat et  continuer par avoir le standard de vie comme en Europe.

Vous faites croire au gens à une réalité qui n’existe nulle part au monde. Le Togo quelque soit le dirigeant ne sera jamais un paradis sur la terre. Quelque soit le Président du pays, c’est l’initiative privée qui résorbera l’épineuse question de l’emploi.  Ceux qui sont au Togo et se sont lancés dans l’initiative privée peuvent témoigner qu’il y a des opportunités à saisir. Quand la femme du marché sort pour aller acheter les allumettes ou un pain de savon, elle ne cherche pas à savoir qui l’a fabriqué.  

Sachez où et comment investir vos revenus pour que demain vous puissiez revenir tranquillement finir vos vieux jours au pays sans forcément chercher à faire la politique et amener vos petits frères à se tuer. Cessez d’être comme Koffi YAMGNANE qui croyait dur comme fer qu’après avoir servir la France, il reviendrait diriger le Togo en tant que président.  C’était une insulte à tous les acteurs politiques togolais.

La politique nous a assez pris le temps…peuple togolais seul ton travail te paiera. Si tu n’as pas de qualification professionnelle, si tu n’entreprends pas, même avec Jésus ou ALLAH comme Président du Togo, tu ne gagneras jamais ta vie. 


CARTE BLANCHE A FAURE GNASSINGBE : L’OPPOSITION TOGOLAISE NE PEUT S’ENPRENDRE QU’A ELLE-MEME.
Le régime de Faure GNASSINGBE doit certainement avoir encore de beaux jours devant lui. Tant la classe POLITIQUE d’opposition que le Togo a le malheur d’avoir confond le plus souvent stratégie politique et anarchie.

Hier, c’était Jean-Pierre Fabre qui criait à hue et à dia dans les rues de Lomé pomettant au peuple de prendre le pouvoir après seulement un mois de marche à Lomé. Le résultat ? Tout le monde le connaît et Jean-Pierre Fabre est le seul bénéficiaire de cette surenchère politique parce qu’il en est sorti avec le titre de chef de file de l’opposition qui lui confère des avantages inouïs dont personne ne parle. Mais le mal, c’est qu’il a réussi à galvauder, pour ne pas dire profaner, les marches au Togo qui sont par essence une arme politique de haut calibre (passons)
Aujourd’hui, c’est Tikpi ATCHADAM qui est en train de fouler aux pieds, les nouvelles armes que l’opposition pourrait être amenée à faire usage en temps opportun, après qu’elle aurait effectué un méticuleux travail de terrain. Ces nouvelles armes, elles ont fait leurs preuves ailleurs où les forces démocratiques ont su organiser leur lutte. Les réseaux sociaux, puisque c’est de ceux-là qu’il s’agit, ont fini par perdre leur efficacité en tant qu’arme politique depuis que des soi-disant militants du PNP s’en sont emparés comme canal de diffusion des messages va-t-en-guerre, à la limite, jihadistes.
En effet, ils sont devenus réguliers et inondent Whatsapp, ces messages vocaux des militants du PNP envoyés de partout et demandant toutes sortes de choses dans un désordre parfait. Certains croyant démontrer par là leur degré d’engagement pour ce parti, ou leur ras-le-bol de la situation qui prévaut, se permettent de s’en prendre vertement à des personnalités politiques, et même à des groupes ethniques, donnant l’impression que le combat du PNP et celui d’un groupe ethnique contre un autre. Même s’il n’est pas politiquement correct d’imputer officiellement la responsabilité de ces dérapages à Tikpi ATCHADAM et à son parti, il n’est tout de même pas faux de déduire que ces genres de réactions sont révélatrices du type de messages véhiculés aux militants lors des rencontres et assemblées closes.
Après avoir assisté au Togo à la promotion de l’incivisme avec les marches de Jean-Pierre FABRE, nous voici à nouveau engagés dans une autre forme de dérive et de déchéance morale sous l’impulsion de Tikpi ATCHADAM.
Or, on ne saurait lutter contre les régimes dits dictatoriaux en faisant appel au jihadisme, au fanatisme ou en recourant à des méthodes qui risquent de faire connaître à notre pays, une issue chaotique, pire que la dictature que nous sommes supposés combattre. L’exemple de la Libye est encore là pour rappeler à nos mémoires d’africains qu’entre deux maux, il faut savoir choisir le moindre.

C’est dans cette mesure que l’anarchie constatée depuis quelques temps sur les réseaux sociaux de la part des militants du PNP appelle à une réflexion, si tant est que l’objectif de l’opposition n’est pas de se rivaliser dans la connerie et la bêtise, mais de rechercher la vraie alternative censée sortir les togolais de la souffrance.
Sinon, à quoi aurait servi la lutte politique si en fin de compte, c’est à des citoyens sans repère moral ni éthique qu’on devait avoir à faire ? Combien de temps tiendrait Jean-Pierre Fabre ou Tikpi ATCHADAM au pouvoir face à une population à qui on n’aurait appris qu’à demander à tout temps et en tout lieu le départ de ceux qui la gouvernent ? Le cas haïtien devrait nous faire réfléchir !


Le jeudi 03 août passé, Jean Pierre Fabre et son parti ont organisé une marche dans les rues de Lomé. Pour beaucoup de togolais, cette marche n’en valait pas la peine puisque dans un passé pas très lointain, la vie de Lomé chaque semaine était rythmée par des marches de protestation qui prenaient l’allure des manifestations festives où ademé, gboma, akpalan et autres ingrédients sans oublier le sodabi, avaient servi à cuisiner sur la chaussée de la bonne bouffe pour les marcheurs. Ce qui avait fini par attirer à ces marches, les drogués, les fainéants et autres partisans du moindre effort qui y trouvaient leur pitance chaque jour de marche. Durant presque cinq ans, c’est à ce spectacle qu’on a assisté pour un résultat aujourd’hui difficile à exhiber. Beaucoup donc étaient dubitatifs et mille questions ont traversé les esprits quant aux objectifs réels de la marche du 03 août. Mais vu les moyens mis en œuvre pour faire de cette marche une réussite, ce qui malheureusement n’a pas été le cas, on croit à raison que Jean Pierre FABRE est tout simplement en train de courir derrière son aura perdue dans les rues de Lomé.

En effet, si la nature a généralement horreur du vide, la politique aussi est un domaine où il ne fait pas bon de rester pendant longtemps sans toiser les rues surtout dans nos pays où on nous a habitués à cette mentalité qui confond royalement l’art de la politique à la capacité de mobilisation de la rue.  Ainsi depuis que Jean Pierre FABRE a baissé les voiles préférant se  vautrer dans son canapé de Chef de Fil de l’Opposition pour adresser des correspondances au Chef de l’Etat même si celles-ci sont systématiquement envoyées à la déchiqueteuse, la rue togolaise s’est trouvée un nouvel occupant, presqu’un nouveau leader en la personne de Tikpi ATCHADAM, un des derniers venus sur la scène politique qui rivalise en termes de mobilisation avec Jean Pierre FABRE. Depuis quelques moments donc, ce jeune natif de Tchaoudjo, téléguidé sans doute par l’un des recalés du système, s’exerce avec brio à la politique de la rue en réunissant autour de lui, des fidèles très assidus comme dans une école coranique.  Même si ses militants et sympathisants parent en des tenues qui suggèrent une menace  intégriste pour notre pays, il n’en demeure pas moins vrai que Tikpi ATCHADAM est en train de réussir le pari de damer le pion à une génération d’opposants qui ont sérieusement nui au Togo et au peuple togolais de par leur amateurisme et leur inculture politique. Une classe d’opposition vomie par les togolais juste parce qu’elle a été plus à l’écoute de ses égoïsmes que de la souffrance du peuple togolais qu’elle a fini par prendre en otage.

Aujourd’hui, ce mythe est en train de tomber et le constat se fait de plus en plus clair. Même si avec son parti le PNP, Tikpi ATCHADAM  n’a pas encore fait l’expérience d’une épreuve électorale, l’évocation de son nom provoque de l’eczéma chez celui que tout le monde considérait comme le propriétaire de la rue togolaise avec plus de cinq années de marches au compteur.

Au sein de l’opposition, il s’agit d’une véritable bataille ; les rôles qui semblaient inamovibles sont en train de changer. De guides, certains sont en train de passer au rôle de suiveurs et contraints de manger leur propre totem pour garder la tête haute.

De l’avis de plusieurs politologues, la tenue de façon soudaine et avec tambour et trompette de la marche du 03 août passé était en réalité une réponse à cette sérieuse menace du PNP sur le terrain. Aucun responsable de l’ANC n’acceptera aujourd’hui avouer publiquement la crainte qui couve au sein de ce parti de voir son hégémonie s’éroder même si tous, militants et responsables y compris, sont conscients que quelque chose est en train de leur échapper et que le PNP leur impose un rythme qui risque de les conduire à une mort subite.

Il y a déjà deux mois que le PNP avait organisé un meeting au stade d’Agoenyivé. A cette occasion, il n’avait pas lésiné sur les moyens. Des bus et des camions avaient été mobilisés pour convoyer des frères et sœurs de l’intérieur (Atakpamé, Anié, Sotoubou, Sokodé Tchamba) et des pays voisins (Accra Cotonou).

   Cette manifestation qui a suivi celle de Sokodé organisée dans les mêmes conditions, a mis la pression aux responsables de l’ANC au point de les contraindre à recourir officiellement, pour leur manifestation du 03 août, à l’« Import-Export » historiquement attribué au régime en place et qui consiste à faire déplacer des foules par bus et camions jusqu’aux lieux de manifestations.

Au passage, on s’étonnera que cette méthode de convoyage autrefois critiquée, devienne aujourd’hui l’un des moyens de mobilisation des partis d’opposition pour s’affirmer sur le terrain politique.

Une marche est encore annoncée dans les prochains jours par le PNP. Nul doute qu’un recours sera encore fait à « Import-Export » pour faire déplacer  les populations jusqu’aux lieux prévus pour la marche. Reste à savoir la réponse du sieur Jean Pierre FABRE à cette nouvelle initiative de Tikpi ATCHADAM.